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” Couvre-feu ” pour les mineurs délinquants : Une mesure démagogique et inapplicable

novembre 7, 2009 · Laisser un commentaire

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Brice Hortefeux a évoqué récemment l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans.

Le sujet de la délinquance des mineurs est suffisamment sérieux pour qu’on ne le traite pas par des annonces démagogiques, inapplicables, et stigmatisantes pour la jeunesse.

Les syndicats de policiers ne s’y sont pas trompés, soulignant les difficultés et l’inefficacité d’une telle mesure.

Comment cette mesure pourrait-elle être appliquée alors que le gouvernement supprime 2744 emplois de policiers et gendarmes dans le budget 2010, contrairement aux annonces faites en matière de recrutements par le ministre ? Comment seront identifiés ces « mineurs délinquants » ? Que fera t-on d’eux après leur interpellation ?

Il est temps dans ce domaine de passer des solutions d’affichage médiatique au traitement sérieux et responsable des questions posées. Les lois ne cessent de s’empiler, illustrant chaque jour davantage l’échec du gouvernement en matière de sécurité.

Plutôt que d’agiter une énième mesure, à quelques semaines des élections régionales, le Parti Socialiste demande le renforcement des effectifs de police, notamment pour les actions de proximité, un meilleur accompagnement des familles et le renforcement des moyens de prévention de la délinquance au niveau local.

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La gauche défend tous les jours l’identité de la France face aux remises en cause de la droite et de N. SARKOZY

novembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.

Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France.shim

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Élections régionales : Les Français ont besoin du rassemblement de la gauche

octobre 30, 2009 · Laisser un commentaire

La politique du gouvernement mêle l’échec à la honte. L’échec sur le terrain économique et social avec un chômage qui n’en finit plus de grimper. La honte avec le lancement d’un soi-disant débat sur l’identité nationale, voué uniquement à hystériser la question de l’immigration à quelques mois des élections régionales.

Aujourd’hui, la droite est faible électoralement dans le pays, mais elle est forte au premier tour d’une élection parce qu’elle est unifiée très largement.

Face à cela, les Français ont besoin d’une gauche rassemblée.

Le Parti socialiste tend la main à toutes les organisations de la gauche qui agit. Les Français nous regardent. Ils savent que nous partageons l’essentiel, la volonté d’un projet de société permettant à la fois l’alternance politique et l’alternative à un capitalisme financier qui conduit notre modèle social et notre planète dans l’impasse. Ils attendent que nous unissions nos forces pour porter ensemble ce projet contre la droite.

Le débat démocratique, projet contre projet, doit avoir lieu entre la gauche et la droite à l’occasion des élections régionales. Le pire serait que, dans ces élections, la gauche subisse des pertes en raison de ses divisions et de son émiettement.

Ces dernières années, partout dans les régions, les Socialistes, les Ecologistes, les Communistes, les Radicaux et les Citoyens, ont appartenu aux mêmes équipes. Ils ont un bilan et peuvent se retrouver sur des propositions communes autour de la question économique, sociale et écologique. À ce titre, le rassemblement de la gauche dès le 1er tour est naturel et constitue la condition première d’une dynamique de victoire.

Toutes les organisations politiques sont libres de déterminer leur stratégie. Mais le Parti socialiste et ses présidents de régions, animateurs pendant cinq ans du rassemblement et de l’action, sont disponibles pour dialoguer avec tous leurs partenaires et construire ainsi la dynamique politique qui permettra de gagner, à la fois pour protéger nos concitoyens et préparer l’avenir.

Communiqué de Claude Bartolone,
Secrétaire national aux relations extérieures

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Le CNRS a 70 ans, et la recherche est mal en point

octobre 26, 2009 · Laisser un commentaire

CNRS

 

 

 

Il y a 70 ans, sous l’impulsion des grands chercheurs Irène Joliot-Curie et Jean Perrin, Jean ZAY créait le CNRS. Cet organisme de recherche a permis des avancées scientifiques majeures et reconnues comme telles au niveau international. Il accueille de nombreux chercheurs d’origine étrangère, qui viennent y trouver un cadre leur permettant leur créativité scientifique. Parmi les distinctions internationales remises aux Français, la grande majorité sont relatives à des recherches auxquelles le CNRS a contribué.

Pourtant, depuis 2002, la droite n’a de cesse d’affaiblir le CNRS, portant atteinte à l’ensemble de la recherche française. Il y a moins de chercheurs au CNRS aujourd’hui qu’en 1990 et la situation des chercheurs s’est dégradée, ce qui entraîne une crise des vocations. Il faut saluer, dans ce contexte, le travail et la mobilisation des chercheurs et de l’ensemble des personnels du CNRS, qui malgré les conditions difficiles, continuent de tirer la recherche française vers le haut.

Ce qui se passe au CNRS illustre bien les mensonges du gouvernement. Celui-ci clame qu’il fait des efforts sans précédent pour la recherche et l’enseignement supérieur. Mais la réalité est bien différente. D’après le Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures préparé par l’Etat dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2010, “La progression de la DIRD (Dépense Intérieur de Recherche et Développement) en 2008 (+ 1,9 % en valeur et – 0,6 % en volume) serait ainsi un peu plus faible que celle enregistrée en 2007 (+ 2,1 % en valeur et – 0,4 % en volume). Cette évolution des dépenses de recherche se traduit de fait par une diminution de l’effort de recherche mesuré par le ratio DIRD / PIB (2,02 % en 2008 contre 2,04 % en 2007). Ce ratio est en baisse depuis 2002 après avoir connu une période de hausse entre 1999 et 2002.”

En 2002, ce ratio était de 2,23%. La moyenne au niveau de l’OCDE était en 2007 de 2,29%. Tout cela traduit le désengagement de l’Etat vis-à-vis de la recherche publique. Valérie PECRESSE est sans doute championne en slogans, mais ils sont contredits par ses actions. 450 millions de suppressions de crédits en 2009, des mensonges sur les chiffres de dépense par étudiant, un budget 2010 qui soulève les doutes de la Conférence des présidents d’Universités sur sa sincérité… Voilà qui pourrait motiver son envie de quitter la rue Descartes pour le Conseil Régional d’Ile de France : l’heure des bilans arrive, et ils ne sont pas à sa gloire.

Pour le Parti socialiste, une autre politique de recherche est nécessaire, et une réorientation du budget 2010 indispensable, comme il l’a proposé récemment. À l’occasion des 70 ans du CNRS, le Parti Socialiste souhaite exprimer sa confiance envers tous ceux qui oeuvrent pour la recherche dans notre pays, et s’engage à leur donner des perspectives, ce qui est essentiel pour l’avenir de notre pays.

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Le maire d’Epinay : vous avez dit « convictions » ?

octobre 8, 2009 · Un commentaire

Nous apprenons -parce que nous sommes bien renseignés- que le maire quitte le Modem.

Une fois de plus, il change de maison : le Modem serait-il trop à gauche ? Sans doute pour cet homme qui a navigué dans les eaux De Villiers, Pasqua et autres consorts.

En fait, ce nouveau revirement –on ne les compte plus !!!- traduit 2 réalités :

- le maire navigue au gré du vent, des modes, prétendant tel jour qu’il est « a-politique » pour finalement prendre une carte –temporairement-dans un parti, question d’opportunisme.

- le modem est effectivement un parti pas suffisamment à droite pour cet homme qui appartient de par ses idées à une droite dure.

Chacun appréciera ce nouveau revirement qui ne fait pas honneur à l’engagement citoyen.

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