Formation des demandeurs d’emploi: le bilan désastreux du gouvernement

Le  sommet social, loin de répondre à la crise, ne réussira pas à masquer l’échec du Président en matière de politique de l’emploi. S’agissant  des demandeurs d’emploi, il ne manque pas de culot pour oser placer, à trois mois des échéances électorales, leur formation au centre de ses préoccupations !

Comment croire dès lors dans les déclarations soudaines de cette majorité dont la ligne générale a été de mettre un frein aux financements de la formation des chômeurs, y compris les plus éloignés de l’emploi ou en contrats aidés ? Hormis quelques formations pour les jeunes au moment de la crise de 2008, l’Etat n’a eu de cesse de se désengager.

Depuis 2007, la droite mène une politique de remise en cause des dispositifs de formation des chômeurs. Alors même que le chômage repartait à la hausse, le nombre d’entrées en formation baissait :

- En supprimant l’allocation de fin de formation, ce sont des milliers de demandeurs d’emploi qui ne peuvent désormais plus entreprendre une formation longue.

- L’AFPA, qui était l’outil de formation du service public de l’emploi, subit un démantèlement en règle. Quant au transfert de ses psychologues à Pôle emploi, c’est un véritable échec !

- Pourtant Pôle emploi, dont les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux, se révèle très déficient en matière de suivi individualisé et de prescription de formations décidées d’en haut et éloignées des réalités et des besoins des économies locales.

Pour résumer, l’action de la droite en matière de formation des chômeurs durant ce quinquennat a consisté à mettre à mal l’AFPA, Pôle emploi et le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (fonds dédié à la formation des plus éloignés de l’emploi) soit par des ponctions ou des baisses de subventions, soit en leur imposant des tâches nouvelles non financées.

Ainsi, l’Etat a externalisé cette année près de 500 M€ de ses déficits vers ses opérateurs alors qu’il a lui-même baissé son budget pour l’emploi de 12% cette année !

Après analyse des mesures d’urgence annoncées par le Président de la République, il apparaît qu’elles se limitent à un redéploiement de 150 M€ des crédits d’état.

Avec Vincent Peillon nous avons reçu lundi dernier l’ensemble des partenaires sociaux qui ont unanimement indiqué qu’ils ne souhaitaient pas une nouvelle réforme de la formation professionnelle mais une amélioration du fonctionnement de Pôle emploi.

Avec un bilan aussi désastreux (600 chômeurs supplémentaires par jour depuis le début du quinquennat) et les mesurettes d’aujourd’hui, le gouvernement ne manque décidément pas de culot !

COMMUNIQUE DE BRUNO LE ROUX ,député, et YANNICK TRIGANCE, conseiller régional -Une « rue » Gilbert BONNEMAISON à Epinay : un minimum regrettable

Il semblerait qu’enfin un lieu d’Epinay porte le nom de« Gilbert Bonnemaison ».

Cela nous permet de rappeler l’extraordinaire travail accompli par Gilbert Bonnemaison au service de tous les spinassiens de 1967 à 1995 en tant que maire de la ville mais également comme parlementaire et élu départemental et régional.

Nous demandions depuis longtemps une reconnaissance de la ville pour Gilbert Bonnemaison, pour sa famille et pour toutes celles et tous ceux qui l’ont connu et qui aujourd’hui encore mesurent au quotidien ce qu’a apporté cet élu entièrement dévoué à l’intérêt général.

C’est en ce sens que nous regrettons à la fois le caractère tardif de cette décision mais également l’extrême modestie de l’initiative : en effet, le projet proposé concerne une future petite rue insérée dans le centre-ville.

Nous considérons pour notre part qu’il eut été beaucoup plus juste de donner le nom de Gilbert Bonnemaison à une avenue où à un projet d’envergure mené par lui et qui a contribué à forger l’image de notre ville, à l’instar des Berges de Seine.

La rue proposée est bien en-deçà du niveau de reconnaissance attendu par les spinassiens pour un élu qui a consacré sa vie au service de ses concitoyens.

C’est une occasion manquée et nous le déplorons.

Remerciements

Nous souhaitons remercier les milliers  d’électrices et d’électeurs spinassiens qui ont participé au processus démocratique des primaires citoyennes organisées les 9 et 16 octobre par le parti socialiste.

Avec des débats de qualité qui ont réalisé des audiences télévisées impressionnantes et qui ont donné  une image de qualité  , digne et  respectueuse  de la politique , ce processus inédit a permis à celles et ceux qui le souhaitaient de se faire leur opinion et de choisir celui qui va concourir pour les socialistes lors de la prochaine élection présidentielle, à savoir François HOLLANDE

François HOLLANDE porte aujourd’hui l’espoir de nombreux spinassiennes et spinassiens pour mettre fin à la politique injuste du président actuel et de son gouvernement.

A Epinay, ces primaire  furent l’occasion d’un moment d’échanges et de rencontres qui ont permis, dans le respect de chacun(e), de débattre et d’échanger, puis de choisir dans le respect et la sérénité.

Comme quoi, contrairement à ce que disent et pensent certains, la politique intéresse les spinassiens, et c’est tant mieux, car ne l’oublions pas, « politique » en grec signifie «la vie de la cité ».

Encore merci pour votre participation et votre soutien.

9 et 16 octobre : Primaires citoyennes à Epinay : c’est vous qui décidez !

Le parti socialiste a décidé de désigner son candidat pour les élections présidentielles de mai 2012 en organisant des élections primaires ouvertes à tous les citoyens.

Qui peut voter ?

-les citoyens inscrits sur les listes électorales de la commune au 31/12/2010

-les mineurs qui auront 18 ans le jour de l’élection présidentielle

Où voter ?

Votre bureau de vote habituel est regroupé avec d’autres sur un bureau

-Les bureaux de vote habituels n°1,2,3,4,5,6,7 voteront au BUREAU CITOYEN « A » : permanence B.Le Roux/Y.Trigance : 19/21 avenue de la République

-Les bureaux de vote habituels n°10,11,12,25,26 voteront au BUREAU CITOYEN « B » : à côté du magasin « Phone Magic » , 70 avenue d’Enghien

-Les bureaux de vote habituels n°13,14,15,16,17,18 voteront au BUREAU CITOYEN « C » : salle polyvalente Orgemont, rue Félix Merlin (à côté du Judo Club)

-Les bureaux de vote habituels n°8,9,19 voteront au BUREAU CITOYEN « D » : salle au-dessus de la Poste La Briche, 170 avenue de la République

-Les bureaux de vote habituels n°20,21,22,23,24 voteront au BUREAU CITOYEN « E » : pavillon au 38 Allée des Platanes, près de l’ancienne clinique des Presles

Quand voter ?

Le vote se tiendra les 9 et 16 octobre 2011, de 9h à 19h

RENSEIGNEMENTS/ 01 42 35 58 37 – 06 50 78 00 20

 

La suppression des concours de recrutements des professeurs n’est pas la solution.

La mission parlementaire présidée par Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs, préconise, dans un rapport de supprimer les concours de recrutement des professeurs. Il est proposé de remplacer les concours par un master, en confiant aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter, sur la base d’un entretien professionnel, les enseignants.

Non content d’avoir déjà complètement désorganisée la formation des enseignants, l’UMP  propose donc de franchir un nouveau cap. Mais ce n’est pas parce que ce gouvernement s’avère  aujourd’hui incapable d’organiser ces concours dans de bonnes conditions qu’il faut les supprimer.

Le recrutement par concours est gage de qualité, de méritocratie et d’indépendance pédagogique.

Qualité, car l’évaluation nationale rendue possible par les concours garantit que tous les enseignants recrutés par l’Education nationale ont acquis les mêmes savoirs et les mêmes méthodes, qu’ils pourront ainsi transmettre à nos enfants.

Méritocratie et impartialité, car le recrutement par concours évite les inévitables biais introduits par des recrutements locaux.

Indépendance pédagogique car le concours, inséparable du statut des enseignants, les met à l’abris des pressions ou des influences.

Certes, beaucoup peut être revu dans le système actuel de concours souvent trop déconnecté du métier d’enseignant. Mais il ne faut pas confondre réforme et destruction. Il en va de l’avenir de nos enfants et de notre pays.

Contrairement à ce que semble penser l’UMP et le gouvernement, qui a récemment organisé avec Pôle emploi une « foire » de recrutement d’enseignants sous-qualifiés pour pallier les manques de postes, enseigner est un métier qui s’apprend.

A l’inverse de la droite, nous proposons une nouvelle ambition pour l’Ecole, seule à même de garantir un haut de niveau de formation et de cohésion républicaine. Elle se fera avec des enseignants mieux formés, mieux rémunérés et confortés dans leurs missions. Pas avec des enseignants méprisés, paupérisés et précarisés.

 

Le CNRS a 70 ans, et la recherche est mal en point

CNRS

 

 

 

Il y a 70 ans, sous l’impulsion des grands chercheurs Irène Joliot-Curie et Jean Perrin, Jean ZAY créait le CNRS. Cet organisme de recherche a permis des avancées scientifiques majeures et reconnues comme telles au niveau international. Il accueille de nombreux chercheurs d’origine étrangère, qui viennent y trouver un cadre leur permettant leur créativité scientifique. Parmi les distinctions internationales remises aux Français, la grande majorité sont relatives à des recherches auxquelles le CNRS a contribué.

Pourtant, depuis 2002, la droite n’a de cesse d’affaiblir le CNRS, portant atteinte à l’ensemble de la recherche française. Il y a moins de chercheurs au CNRS aujourd’hui qu’en 1990 et la situation des chercheurs s’est dégradée, ce qui entraîne une crise des vocations. Il faut saluer, dans ce contexte, le travail et la mobilisation des chercheurs et de l’ensemble des personnels du CNRS, qui malgré les conditions difficiles, continuent de tirer la recherche française vers le haut.

Ce qui se passe au CNRS illustre bien les mensonges du gouvernement. Celui-ci clame qu’il fait des efforts sans précédent pour la recherche et l’enseignement supérieur. Mais la réalité est bien différente. D’après le Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures préparé par l’Etat dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2010, “La progression de la DIRD (Dépense Intérieur de Recherche et Développement) en 2008 (+ 1,9 % en valeur et – 0,6 % en volume) serait ainsi un peu plus faible que celle enregistrée en 2007 (+ 2,1 % en valeur et – 0,4 % en volume). Cette évolution des dépenses de recherche se traduit de fait par une diminution de l’effort de recherche mesuré par le ratio DIRD / PIB (2,02 % en 2008 contre 2,04 % en 2007). Ce ratio est en baisse depuis 2002 après avoir connu une période de hausse entre 1999 et 2002.”

En 2002, ce ratio était de 2,23%. La moyenne au niveau de l’OCDE était en 2007 de 2,29%. Tout cela traduit le désengagement de l’Etat vis-à-vis de la recherche publique. Valérie PECRESSE est sans doute championne en slogans, mais ils sont contredits par ses actions. 450 millions de suppressions de crédits en 2009, des mensonges sur les chiffres de dépense par étudiant, un budget 2010 qui soulève les doutes de la Conférence des présidents d’Universités sur sa sincérité… Voilà qui pourrait motiver son envie de quitter la rue Descartes pour le Conseil Régional d’Ile de France : l’heure des bilans arrive, et ils ne sont pas à sa gloire.

Pour le Parti socialiste, une autre politique de recherche est nécessaire, et une réorientation du budget 2010 indispensable, comme il l’a proposé récemment. À l’occasion des 70 ans du CNRS, le Parti Socialiste souhaite exprimer sa confiance envers tous ceux qui oeuvrent pour la recherche dans notre pays, et s’engage à leur donner des perspectives, ce qui est essentiel pour l’avenir de notre pays.

Élections régionales : Les Français ont besoin du rassemblement de la gauche

La politique du gouvernement mêle l’échec à la honte. L’échec sur le terrain économique et social avec un chômage qui n’en finit plus de grimper. La honte avec le lancement d’un soi-disant débat sur l’identité nationale, voué uniquement à hystériser la question de l’immigration à quelques mois des élections régionales.

Aujourd’hui, la droite est faible électoralement dans le pays, mais elle est forte au premier tour d’une élection parce qu’elle est unifiée très largement.

Face à cela, les Français ont besoin d’une gauche rassemblée.

Le Parti socialiste tend la main à toutes les organisations de la gauche qui agit. Les Français nous regardent. Ils savent que nous partageons l’essentiel, la volonté d’un projet de société permettant à la fois l’alternance politique et l’alternative à un capitalisme financier qui conduit notre modèle social et notre planète dans l’impasse. Ils attendent que nous unissions nos forces pour porter ensemble ce projet contre la droite.

Le débat démocratique, projet contre projet, doit avoir lieu entre la gauche et la droite à l’occasion des élections régionales. Le pire serait que, dans ces élections, la gauche subisse des pertes en raison de ses divisions et de son émiettement.

Ces dernières années, partout dans les régions, les Socialistes, les Ecologistes, les Communistes, les Radicaux et les Citoyens, ont appartenu aux mêmes équipes. Ils ont un bilan et peuvent se retrouver sur des propositions communes autour de la question économique, sociale et écologique. À ce titre, le rassemblement de la gauche dès le 1er tour est naturel et constitue la condition première d’une dynamique de victoire.

Toutes les organisations politiques sont libres de déterminer leur stratégie. Mais le Parti socialiste et ses présidents de régions, animateurs pendant cinq ans du rassemblement et de l’action, sont disponibles pour dialoguer avec tous leurs partenaires et construire ainsi la dynamique politique qui permettra de gagner, à la fois pour protéger nos concitoyens et préparer l’avenir.

Communiqué de Claude Bartolone,
Secrétaire national aux relations extérieures

La gauche défend tous les jours l’identité de la France face aux remises en cause de la droite et de N. SARKOZY

L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.

Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France.shim

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” Couvre-feu ” pour les mineurs délinquants : Une mesure démagogique et inapplicable

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Brice Hortefeux a évoqué récemment l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans.

Le sujet de la délinquance des mineurs est suffisamment sérieux pour qu’on ne le traite pas par des annonces démagogiques, inapplicables, et stigmatisantes pour la jeunesse.

Les syndicats de policiers ne s’y sont pas trompés, soulignant les difficultés et l’inefficacité d’une telle mesure.

Comment cette mesure pourrait-elle être appliquée alors que le gouvernement supprime 2744 emplois de policiers et gendarmes dans le budget 2010, contrairement aux annonces faites en matière de recrutements par le ministre ? Comment seront identifiés ces « mineurs délinquants » ? Que fera t-on d’eux après leur interpellation ?

Il est temps dans ce domaine de passer des solutions d’affichage médiatique au traitement sérieux et responsable des questions posées. Les lois ne cessent de s’empiler, illustrant chaque jour davantage l’échec du gouvernement en matière de sécurité.

Plutôt que d’agiter une énième mesure, à quelques semaines des élections régionales, le Parti Socialiste demande le renforcement des effectifs de police, notamment pour les actions de proximité, un meilleur accompagnement des familles et le renforcement des moyens de prévention de la délinquance au niveau local.

M. Sarkozy doit venir expliquer ses projets pour les territoires devant le Congrès des maires de France

M. Sarkozy et son gouvernement proposent un bouleversement majeur de l’organisation territoriale et des finances locales. Ces projets suscitent l’inquiétude légitime des Français et des élus. Ils aboutiraient, en effet, à recentraliser et à étouffer financièrement les collectivités ; ils aggraveraient l’injustice sociale et les inégalités territoriales ; ils représenteraient une manipulation électorale.

 Les maires de France, réunis en congrès les 17 et 18 novembre prochains, attendaient des explications du Chef de l’Etat. Craignant probablement leur colère et leurs protestations, M. Sarkozy a décidé de ne pas se rendre au congrès, privant ainsi les maires d’un véritable échange républicain.

 Il a décidé au contraire de convoquer les présidents des associations de maires à l’Elysée le vendredi 20.

 Devant cette dérobade, le Parti socialiste ne se rendra pas à l’Elysée. Il invite M. Sarkozy à assumer les responsabilités de sa charge et à accepter de venir dialoguer avec les maires le 17 novembre.

 Il appelle, par ailleurs, les maires à se mobiliser massivement à cette occasion pour faire entendre leur voix.

Non à la désertification des services publics et de santé d’Epinay !

Sections d’EPINAY du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Alternatifs, Comité d’Epinay du Parti Ouvrier Indépendant

Depuis trois ans nous avons subi : la fermeture du centre de santé Blumenthal, de la maternité des Presles, de l’accueil de sécurité sociale d’Orgemont. Le centre commercial rue de Paris est fermé pour des années, le Foyer de Jeunes travailleurs est fermé pour deux ans.

Le bureau de Poste annexe de la Briche n’ouvre pas tous les jours. On fait la queue pendant des heures au centre de sécurité sociale de la rue Quetigny ou au bureau de Poste de la rue de Paris. L’accueil de la Caisse d’Allocations Familiales 56 av de la Marne a été fermé en février dernier. Cette mesure était  présentée alors comme « exceptionnelle et transitoire » sous prétexte de résorber les traitements des dossiers en retard suite à un bogue informatique. 7 mois après il est toujours fermé. Les allocataires sont obligés d’aller à Bobigny ou à Pleyel. « la bas on en a pour la journée »

Des motions ont été votées à l’unanimité du conseil municipal pour la réouverture de l’accueil de sécurité sociale d’Orgemont, et en juillet dernier, pour la réouverture de l’accueil de la CAF. Nous avons été reçus à la préfecture le 30 juin dernier, le 24 septembre nous nous avons demandé à être reçu par le directeur de la CAF . A ce jour pas de réponse.

Nous exigeons

- des effectifs suffisants à la Poste pour l’ouverture tous les jours au bureau de poste de la Briche, pour la suppression des files d’attentes au bureau de Poste de la rue de Paris

la réouverture de l’accueil sécu d’Orgemont, des effectifs suffisants pour supprimer la file d’attente rue Quetigny

-   la réouverture immédiate de l’accueil de la CAF 56 av de la Marne

nous appelons les habitants d’Epinay à participer à un

RASSEMBLEMENT

samedi 21 novembre à 11 h place de la Mairie

Ce rassemblement préparera des délégations mercredi 2 décembre à 15 h  à la direction départementale de la CAF et à 17 h à la préfecture (R.V. départ à 14 h devant la Mairie d’Epinay)

Trompe l’œil,

A l’occasion de la venue du président de la république à Epinay, le maire de la ville a déclaré avec prétention, à propos de la vidéosurveillance, qu’elle avait permis « de faire diminuer fortement la délinquance ».

La vérité, c’est que M.Chevreau n’a jamais donné la moindre preuve de ses affirmations et les spinassiens ne voient aucune traduction concrète de ces propos dans la vie quotidienne.

Les élus socialistes du conseil municipal demandent depuis des années un bilan précis, honnête et transparent de l’utilisation de ces caméras : le maire ne l’a jamais produit.

Si nous pensons que la video-surveillance peut-être utile dans certains endroits (parkings,….) nous pensons qu’elle ne peut  être l’unique élément d’une véritable politique de sécurité et de prévention.

Il est tout aussi important d’augmenter la présence humaine dans les rues et les quartiers de notre ville, avec par exemple la mise en place de correspondants de nuit.

Alors plutôt que de lancer des affirmations sans donner la moindre preuve, le maire de la ville devrait utiliser l’argent des spinassiens d’une manière plus équilibrée.

Taxe professionnelle-réforme territoriale

Motion du Conseil Municipal

Présentée par Yannick TRIGANCE

Au nom des élus communistes, socialistes, alternatifs et verts

Vu l’article L.2121-29 du Code général des collectivités territoriales,

Considérant qu’en vertu de la loi du 13 Août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, la commune constitue « le premier niveau de l’administration publique et le premier échelon de proximité », qu’elle est porteuse des préoccupations de nos concitoyens et des services publics dont ils ont besoin ;

Considérant que le projet de loi de finances pour 2010  présenté par le Gouvernement, prévoit la suppression mal compensée de la taxe professionnelle et que le texte relatif à la réforme des collectivités territoriales préparé par le Gouvernement limiterait la possibilité, pour les départements et les régions, de participer financièrement à des projets d’intérêt communal et donnerait aux préfets le pouvoir de modifier la carte de l’intercommunalité, éventuellement contre l’avis de la majorité des communes concernées ;

Considérant que ces orientations font courir un risque de tarissement des ressources financières, de paralysie de l’action publique locale et de recentralisation du pouvoir ;

Considérant que la décentralisation, fondée sur les principes de proximité et de responsabilité devrait, au contraire, être consolidée, afin que les collectivités locales qui sont les architectes du cadre de vie de nos concitoyens, puissent rester les garantes des investissements nécessaires pour le futur, assurant déjà les trois quarts des efforts publics dans ce domaine ;

Le Conseil municipal d’Epinay S/Seine:

-          AFFIRME son attachement à la décentralisation, conçue comme la possibilité pour des conseils démocratiquement élus au plus près des besoins des concitoyens de mener les projets d’intérêt public local qu’ils ont librement identifiés ;

-          FORMULE le vœu que le département et la région puissent continuer à apporter librement, dans le cadre de la solidarité territoriale, une contribution indispensable au financement des équipements et des projets municipaux ;

-          EXPRIME son inquiétude face à la réduction des dotations versées par l’Etat aux collectivités locales, face à la réforme de la taxe professionnelle remplacée par des impôts moins dynamiques, largement à la charge des ménages, et sans que soit garantie une compensation intégrale et pérenne pour chaque commune ;

-          SOUHAITE que la définition des périmètres des intercommunalités et la détermination des compétences qu’elles exercent demeurent fondées sur le libre choix des communes ;

-          APPELLE le Gouvernement et les Parlementaires à engager une véritable réforme des finances locales, à renforcer les acquis de la décentralisation, la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité et comme pilier de notre démocratie.

Epinay S/Seine, le 26/11/2009

POUR LE MAINTIEN DE LA CAF A EPINAY

Chacun constate au quotidien  dans notre ville une forte dégradation des services rendus à la population.

Après le centre de santé Blumenthal, après le centre de la sécurité sociale, c’est la quasi-fermeture du centre de la Caisse d’Allocations Familiales qui touche  les  spinassiens.

Chaque jour ce sont des centaines de personnes qui sont obligées de se rendre à Pleyel ou à Bobigny pour le traitement de leur dossier, avec des temps d’attente de 4 à 5 heures !!!!

Avec d’autres élus, avec des responsables syndicaux, associatifs et politiques locaux , avec des habitants nous avons récemment rencontré les responsables de la CAF sur le département.

Ils sont prêts à rouvrir un centre d’accueil si le maire d’Epinay  leur fait une proposition de locaux, sur la base d’un loyer acceptable.

Jusqu’à ce jour, une seule proposition leur a été faite, à un prix bien trop élevé sachant que bon nombre de communes proposent la gratuité de locaux ou un loyer adapté pour permettre le maintien de ces services.

Il est temps que chacun prenne ses responsabilités et cesse l’hypocrisie pour répondre à la seule question qui vaille : les habitants de notre ville ont-ils besoin d’un centre de la CAF à Epinay ?

Pour nous, la réponse est claire : c’est OUI.

Si le maire partage cette volonté, alors il se doit de tout faire pour proposer des locaux à la CAF et  permettre ainsi aux spinassiens de continuer à pouvoir bénéficier de cet indispensable prestation.

Réunion publique de notre député Bruno LE ROUX

Crise économique, crise sociale, quelles perspectives ?

LUNDI 14 DECEMBRE à 19h30

Salle des fêtes rue Dumas-Centre-Ville

Le maire d’Epinay au pays des Bisounours

Tout va bien dans le meilleur des mondes à Epinay. Si, si, c’est vrai, croyez nous !

Il n’est que de parcourir le dernier numéro du journal du renouvellement urbain au titre évocateur : « Action ».

Le maire, directeur de la publication de ce journal  payé , celui là aussi, avec notre argent, a soigneusement sélectionné le contenu pour ne pas vous inquiéter.

Des exemples ?

-les habitants qui témoignent sont tous très heureux : « heureuse d’avoir pu rester en centre-ville », mes souhaits ont tous été exaucés »  ou encore « je tire mon chapeau à l’architecte ».Ne demandez surtout pas s’il y a des mécontents,  on vous taxerait de rabat-joie. La disparition des commerces dans le centre-ville, la promesse d’une supérette et d’une navette pour emmener les personnes âgées faire leurs courses ? Allons donc, rien de grave…

-sur les travaux : pas de problème. On nous dit que les impacts seront « limités » sur le quotidien, que les nuisances sonores seront « réduites au maximum » d’autant que cette étape « ne durera pas très longtemps ».L’amiante ?, pas grave, tout est sous contrôle. Le retard dans les travaux ? Auchan qui se retirerait du projet ? Balivernes, évidemment…

Enfin, si vous vous inquiétez, si vous osez penser différemment,  il y une solution : le maire avait prévu un stand du Marché de Noël consacré au projet de rénovation urbaine.

Ne rigolez pas….

Excellente Année 2010

Les socialistes d’Epinay S/Seine vous souhaitent, ainsi qu’à vos proches, une excellente année 2010

2010 : les ménages vont payer

Ce sont les ménages qui vont payer les frais de l’allégement de  fiscalité sans précédent accordé aux entreprises en 2010.

La facture va en effet s’alourdir pour plusieurs millions de familles : instauration d’une taxe carbone (malgré la décision du Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat a annoncé qu’il persistera), imposition des indemnités journalières d’accident du travail, augmentation du forfait hospitalier, nouveaux déremboursements de médicaments…

Au total, les ménages vont devoir faire un effort supplémentaire de près de 4 milliards d’euros en 2010.

Dans le même temps, les entreprises sont les grandes gagnantes du budget 2010 : la réforme de la taxe professionnelle  représentera à elle seule un gain de 6 milliards d’euros pour les services et l’industrie, la baisse de la TVA dans la restauration constituera un manque à gagner de 2,5 milliards d’euros pour l’Etat.

Enfin, il y a une redistribution des richesses  des plus modestes vers les plus aisés, avec notamment les avantages liés à la transmission du patrimoine, les niches fiscales …

Au final, à Epinay comme ailleurs, ce sont très clairement les ménages qui vont payer les allégements fiscaux consentis aux entreprises.

Conseil Général 93 : justice et solidarité

Face à la crise sociale (augmentation du chômage, baisse du pouvoir d’achat), économique (réduction des carnets de commandes des entreprises) et environnementale (avec une prise de conscience aigüe du péril écologique qui plane d’ores et déjà sur notre génération), le conseil général de Seine-Saint-Denis et son président Claude Bartolone se sont efforcés d’agir au plus juste.

En agissant pour le pouvoir d’achat des plus modestes et des classes moyennes grâce à l’allocation pour l’accueil du jeune enfant, les prestations dédiées aux personnes âgées et aux personnes handicapées, en créant l’Agence de développement pour préparer la reprise et donner davantage d’attractivité économique au département, en agissant pour l’urgence environnementale grâce à la conduite vigoureuse de l’Agenda 21 départemental et à la conception du Plan énergie climat de la Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone et son équipe agissent pour plus de justice et de solidarité.

Cependant, l’inquiétude est grande : en supprimant la taxe professionnelle –principale source de recettes-, en voulant limiter l’action du Conseil général à son strict rôle social, le gouvernement condamne des pans entiers de l’action du Département, qu’il s’agisse de la culture, du sport et plus largement de la cohésion sociale .

Autant de secteurs qui participent au vivre-ensemble, élément essentiel pour notre département.

Yannick TRIGANCE, Conseiller Régional d’Epinay S/Seine

A l’issue des élections régionales, notre victoire à Epinay est sans appel : au 1er tour, nous étions déjà en tête dans 23 bureaux sur 26 et nous arrivions largement devant la droite (plus de 13 points d’avance).

Les spinassiennes et les spinassiens ont confirmé et amplifié ce vote à l’occasion  second tour puisque nous réalisons un score de plus de 67% , largement devant la droite.

Je tiens ici à vous remercier pour votre aide extrêmement précieuse qui nous a permis d’assurer la victoire de notre liste de la gauche rassemblée de Jean-Paul Huchon.

A l’issue de ce vote, j’ai été élu Conseiller Régional d’Epinay S/Seine et je mesure la responsabilité du travail qui m’attend et de la confiance que me font les habitants de notre ville ; aux côtés de Jean-Paul Huchon et de la gauche rassemblée, je vais dès à présent travailler au quotidien pour que la Région apporte plus de justice et de solidarité à notre ville et à ses habitants.

Yannick TRIGANCE,

Conseiller municipal

Conseiller régional d’Epinay S/Seine

Budget municipal 2010: intervention de Yannick TRIGANCE

DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élu(e)s

Le moment du DOB est un moment fort de la vie d’un conseil municipal ; c’est un moment qui permet à chacun de faire valoir ses analyses et ses propositions dans le respect de ce qui nous sépare mais aussi dans le respect des valeurs qui fondent la légitimité de tous les élu(e)s.

Nous ne pouvons décemment ce soir  aborder notre DOB sans le replacer dans le contexte budgétaire national mis en œuvre par votre gouvernement, je peux dire « votre » puisque les informations locales nous précisent les transhumances politiques en cours, poursuivant ainsi l’inégalable saga du mercato politique spinassien.

Les choix qui sont faits dans les collectivités ont une traduction financière. Chaque année au moment du vote, ce qui importe c’est le vote du budget.

Il faut tordre le cou à l’idée reçue et répandue par votre gouvernement selon laquelle les Collectivités locales seraient responsables de l’endettement de notre pays.

Je rappellerai en effet qu’à la suite des lois de décentralisation, les collectivités sont devenues les principaux investisseurs publics et les principaux responsables des services publics. Les collectivités territoriales sont mieux gérées et beaucoup moins endettées que l’État alors qu’elles assurent plus de 70% de l’investissement public avec une dette 10 fois moins importante que celle de l’Etat dont le déficit budgétaire s’élève en 2009 à 140 milliards d’euros

Confrontés à un effet de ciseaux, avec d’un côté les recettes en diminution, et de l’autre les dépenses en augmentation, les collectivités locales ont du mal à faire face.

La campagne de votre gouvernement s’organise de manière scandaleuse autour de 2 thèmes, le dénigrement et l’étranglement.

1°) Le dénigrement, c’est la répétition incessante de la part de membres du gouvernement, de la mise en cause des collectivités territoriales autour de leur dette et de leurs déficits.

2°) L’étouffement. C’est une œuvre aujourd’hui engagée avec la suppression de la taxe professionnelle dont j’ai souligné le caractère nocif et dangereux pour les collectivités territoriales qui vont se trouver confrontées à de nouveaux transferts de charges  sans qu’il y ait eu de concertation et malgré la dépense que cela représente.

Les ressources financières de nos collectivités territoriales, avec notamment les modalités de la suppression de la taxe professionnelle, vont être  les victimes de ces projets.

Quelques chiffres résument la situation pour les communes et les intercommunalités. Celles-ci perçoivent actuellement 16,5 milliards d’euros de taxe professionnelle. Le produit de la nouvelle cotisation locale d’activité, basée sur les valeurs foncières, que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2010, est évalué à 5,5 milliards d’euros. Qu’en sera-t-il des 11 milliards d’euros de pertes fiscales pour les communes et les intercommunalités, qui se trouveront privées de tout lien fiscal avec les entreprises ?

C’est bien la disparition de l’autonomie fiscale des collectivités territoriales, et une asphyxie financière que prévoit à terme le projet du gouvernement.

La réforme aboutira à faire basculer la charge de l’impôt économique qu’est la taxe professionnelle vers la fiscalité pesant sur les ménages qui passera de 49 % à 73 % du total des recettes fiscales locales.

La suppression mal compensée de la taxe professionnelle décidée par le gouvernement va réduire nos moyens de  financement.

Je rappellerai d’ailleurs à ce propos que le Conseil d’Etat-institution indépendante s’il en est- a récemment condamné l’Etat à rembourser aux départements certaines dépenses pour la protection de l’Enfance, cassant ainsi un mythe savamment entretenu par le président de la république : je veux parler de la fameuse compensation « à l’euro près » de toute charge nouvelle imposée par le gouvernement aux collectivités locales.

Un autre exemple concret : celui de la Seine-Saint-Denis : alors qu’il était prévu une compensation à l’euro près lors des lois de décentralisation Raffarin, en 2010, 61% des dépenses seront compensées par l’Etat, le reste , soit 168 millions d’euros, est à la charge du seul département. Or, sur un budget de 1500 millions d’euros, seuls 140 millions d’euros sont des dépenses qui ne sont pas obligatoires, c’est vous dire combien l’Etat n’a pas tenu sa parole.

Cette suppression annoncée de la taxe professionnelle constitue donc une erreur grave et une faute politique majeure.

-Une erreur car les collectivités locales comme la nôtre vont se retrouver totalement étranglées, privées de la partie la plus importante de leurs recettes alors qu’on sait bien que le gouvernement ne compensera jamais le manque à gagner.

-Une faute politique grave car cette suppression aggravera les inégalités entre les communes et, de surcroit marquera la fin de la participation des entreprises à l’action publique.

Et l’on sait comment cela se finira : cette taxe professionnelle sera remplacée par un nouvel impôt sur les ménages, ce qui serait un paradoxe dans la situation que connaît le pays, une nouvelle amputation du pouvoir d’achat, ou par un prélèvement sur les entreprises, ce qui finalement aboutirait à transférer entre secteurs économiques le même impôt.

Au-delà du fait que c’est une politique que vous soutenez comme vous l’avez officiellement manifesté lors d’un précédent conseil municipal -vous aurez d’ailleurs à en rendre compte aux spinassiens le moment venu, si tant est que vous en ayez le courage-, sa traduction est concrète et terrible pour nos concitoyens.

La mise en cause des services publics se fait sentir au niveau local : le désert judiciaire qui frappe de nombreuses villes, avec la suppression de nombreux tribunaux, la fermeture continue de classes, (13 500 suppressions de postes d’enseignants, soit plus de 60 000 depuis 6 ans, ce qui créera des dégâts considérables avec plus aucun remplaçant, plus de formation pour les enseignants), les coupes claires dans les services publics, notamment la nouvelle carte hospitalière, la suppression des brigades territoriales de Gendarmerie, c’est-à-dire un désengagement sur d’immenses parts du territoire national, sur la question de la sécurité, la suppression des sous-préfectures, du service postal,… C’est une véritable mise en coupe réglée de notre territoire.

A Epinay, la dégradation régulière du service de la Poste, des conditions d’enseignements dans les écoles publiques (notamment la quasi disparition de la scolarisation des moins de trois ans,..), dégradation de l’offre de soins (cliniques les presles, croix rouge Blumenthal, désertification des spécialistes,…), la suppression des centres de sécurité sociale et dernièrement la fermeture de la CAF : autant de dégradations des services publics qui enfoncent chaque jour davantage notre ville et ses habitants dans la précarité.

Dans un contexte budgétaire aussi dégradé, résultat de la politique ultra libérale de votre gouvernement, vous présentez ce soir des orientations budgétaires qui s’inscrivent dans une continuité qui ne tient pas compte de la réalité vécue au quotidien par les spinassiens.

Partant de là, nous avons une approche différente de la vôtre,

Je commencerai par rappeler que vous avez  promis pas moins de 36 équipements nouveaux sur la ville pour cette mandature –dont la médiathèque ne fait d’ailleurs pas partie en tant qu’équipement communal puisque, je vous le rappelle, c’est Plaine commune qui en est l’initiatrice et le maître d’œuvre, comme quoi l’intercommunalité ne présente pas que des inconvénients – et que nous serons particulièrement attentifs à cette promesse électorale.

Notre approche des orientations budgétaires est différente de la vôtre, dans un certain nombre de domaines.

-Orientation différente concernant l’urbanisme : nous vous l’avons dit à plusieurs reprises-pas seulement nous d’ailleurs, mais également nos collègues communistes et écologistes-, et le retard de votre projet nous donne déjà raison, votre politique en matière d’urbanisme est démesurée, à l’image du projet du centre-ville qui, soit dit en passant et au-delà du retard qu’il a déjà pris par rapport à vos engagements (l’amiante n’explique pas tout), traduit le non-respect de vos promesses : où est en effet la fameuse « supérette » qui devait combler pour partie la fermeture du centre Leclerc ? Qu’en est-il de la « navette » qui devait permettre aux personnes âgées notamment de pouvoir aller faire leurs courses ailleurs alors qu’aujourd’hui elles se retrouvent totalement démunies et abandonnées ?

Vous avez également dans ce domaine bradé à des promoteurs privés le peu de patrimoine foncier de la ville que les maires précédents avaient su préserver comme ils avaient d’ailleurs su préserver les berges de Seine et en faire un des éléments essentiels de notre patrimoine actuel : en dilapidant le patrimoine local, c’est une lourde responsabilité que vous avez prise car vous privez notre ville pour des décennies de perspectives et de possibilités de constructions d’équipements publics destinés au plus grand nombre (par exemple les écoles qu’il y aura à construire sous peu vu l’évolution démographique, ce qui m’amène en guise de transition à parler de l’éducation)

-Orientation différente concernant les questions d’éducation. Outre le fait que nous attendons encore aujourd’hui une définition précise , réfléchie et cohérente de votre politique en matière d’éducation, nous constatons et déplorons votre absence de soutien aux membres de la communauté scolaire sur des problématiques de fond comme celle de la suppression de postes, de la scolarisation des enfants de moins trois ans et celle des enfants porteurs de handicap, la nécessité d’obtenir des moyens en termes de remplaçants , le soutien aux enseignants de RASED, la prise en compte des conditions de travail des enseignants ou encore une politique volontariste en termes d’ATSEM dans les écoles maternelles :votre attitude lors du dernier conseil a d’ailleurs révélé ce qui est devenu une caractéristique chez vous : « je ne vote pas les textes mais je soutiens », qu’il s’agisse des enseignants ou des employés de La Poste. Le courage en politique, c’est aussi assumer ses votes.

-Orientation différente en matière de sécurité : contrairement à vous, nous n’avons jamais cherché à exploiter cette question car nous considérons que tout est fragile en ce domaine. Pour autant, force est de constater que votre échec est patent : que vous le vouliez ou non, l’investissement financier est considérable au regard des très faibles retombées pour les habitants en termes de qualité de vie et de sécurité.

Epinay continue en effet à alimenter régulièrement les pages du Parisien.

La sécurité, ça n’est pas un sujet qui se traite avec des coups médiatiques où le passage éclair du Président de la République.

Nous ne sommes pas opposés aux caméras mais vous le savez,  nous vous demandons un bilan qualitatif complet de ce dispositif ainsi que son coût précis .Si nous pensons que les caméras peuvent être utiles dans certains lieux, nous considérons pour notre part qu’un équilibre doit être établi avec une présence humaine dans nos quartiers pour recréer du lien social aujourd’hui considérablement dégradé, pour mette en place une politique de prévention cohérente et efficace.

L’actualité nous donne d’ailleurs malheureusement raison sur cette question.

Nous déplorons donc l’absence de transparence et d’une ligne directrice politique débattue et discutée permettant de donner une cohérence d’ensemble de la thématique de la sécurité : caméras, police municipale, police nationale, prévention, présence humaine, politique sociale de quartiers …

La sécurité est un droit et nous savons que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de l’insécurité.

-Orientation différente en matière de politique du logement : nous vous l’avons déjà dit, vous avez bradé le patrimoine communal à des promoteurs privés dont l’unique objectif consiste à faire de l’argent sur le dos des habitants. Mais au-delà de cette erreur, nous considérons qu’il y urgence à mettre en place une politique du logement basée sur la transparence et l’équité. Nous avons par exemple rencontré des personnes handicapées mais aussi des jeunes qui ont fait des demandes depuis des années et qui sont à ce jour toujours sans réponse.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer ici même à ce sujet : il y a donc nécessité à mettre en place une instance qui pourra traiter de ces questions sur la base de critères transparents, c’est-à-dire connus de toutes et tous et qui fasse que chaque demande soit traitée dans la clarté et l’équité.

-Orientation différente en matière de santé : qu’il s’agisse du centre de santé Blumenthal ou du centre de la sécurité sur Orgemont , plus récemment de la CAF, vous vous êtes à chaque fois rangé du côté de ceux qui réduisent les moyens des services publics et qui portent ainsi atteinte aux principes de solidarité et d’aides aux plus démunis, et ils sont nombreux dans notre ville. Alors que nous aurions besoin d’une véritable politique en matière de santé et de droit d’accès de tous aux soins, fondé notamment sur un travail de concertation avec l’ensemble des professionnels de la santé pour mettre en place un maillage efficient sur notre ville, vous vous contentez d’accepter avec d’ailleurs une certaine servilité et là encore dans une opacité douteuse toutes les mesures de démantèlement qui font qu’aujourd’hui Epinay est devenu un quasi-désert sanitaire.

Et lorsqu’il vous arrive –rarement- de vous acheter une bonne conscience en votant les textes que nous proposons , vous vous gardez bien de faire quoique ce soit pour intervenir avec convictions auprès des partenaires , contribuant ainsi à affaiblir le maintien du droit à la santé dans notre ville.

Et ce n’est pas en faisant un dossier sur la santé dans le journal municipal que vous convaincrez les spinassiens qui passent des heures à attendre leur tour à la CAF de St Denis ou Bobigny.

-Orientation différente enfin en matière de démocratie : il faut dire qu’en ce domaine l’actualité ne plaide pas non plus en votre faveur. Vous mettez aujourd’hui la démocratie participative à toutes les sauces, sans d’ailleurs en avoir donné la moindre définition en terme de politique, mais vos actes parlent pour vous : qu’avez-vous fait en ce domaine de 2001 à à ce jour ? Nous considérons pour notre part que la démocratie participative passe d’abord par la mise en œuvre d’une politique qui donne effectivement la possibilité aux habitants de s’impliquer dans la vie locale, non pas au travers de pseudo conseils verrouillés et condamnés à l’impuissance, par la responsabilisation effective des citoyens et par la mise en place de budgets participatifs et d’instances totalement indépendantes des élus locaux, ce qui n’est absolument pas le cas, y compris avec les derniers dispositifs mis en place.

La démocratie participative, c’est considérer que les spinassiens doivent savoir ce qui est fait avec leur argent, quelle que  soit la politique ; si vous  n’avez pas assez “confiance” en eux et en vous pour les consulter,  au moins vous devez les informer en toute transparence .

C’est pourquoi, et pour que tous les spinassiens soient parfaitement éclairés des choix et des prises de positions des uns et des autres, nous considérons par exemple qu’il est nécessaire de diffuser par internet les séances du conseil municipal qui , une fois filmées, peuvent être mises en ligne à un coût extrêmement modeste. Bon nombre de villes de tous bords politiques ont mis en œuvre un tel dispositif –sur les sites des villes par exemple en mettant en ligne les vidéos mais aussi les comptes-rendus de chaque conseil-dispositifs qui ont le grand mérite de présenter en toute transparence à la population les propositions des élus.

La démocratie, c’est assumer ses choix, ses propos et ses comportements aux yeux de toutes et tous.

La démocratie, c’est aussi respecter les spinassiens en respectant le pluralisme d’opinion. Or, convenons –en, vos nombreuses et coûteuses publications ne laissent guère de place au pluralisme.

Un exemple récent ?

Il n’est que de parcourir le dernier numéro du journal du renouvellement urbain au titre évocateur : « Action ».

Le maire, directeur de la publication de ce journal  payé , celui là aussi, avec notre argent, a soigneusement sélectionné le contenu pour ne pas vous inquiéter.

Des exemples ?

-les habitants qui témoignent sont tous très heureux : « heureuse d’avoir pu rester en centre-ville », mes souhaits ont tous été exaucés »  ou encore « je tire mon chapeau à l’architecte ».Ne demandez surtout pas s’il y a des mécontents,  on vous taxerait de rabat-joie. La disparition des commerces dans le centre-ville, la promesse d’une supérette et d’une navette pour emmener les personnes âgées faire leurs courses ? Comme le dit une chanson célèbre : « balayé, oublié, je me fous du passé »

-sur les travaux : pas de problème. On nous dit que les impacts seront « limités » sur le quotidien, que les nuisances sonores seront « réduites au maximum » d’autant que cette étape « ne durera pas très longtemps ».L’amiante ?, pas grave, tout est sous contrôle. Le retard dans les travaux ? Auchan qui se retirerait du projet ? Balivernes, évidemment…

On pourrait en rire si cela ne traduisait au fond une curieuse conception du pluralisme, condition indispensable à la vie démocratique.

La démocratie, c’est aussi respecter la mairie en tant que maison commune de tous les spinassiens, lieu de neutralité et de respect de toutes et tous, notamment dans des périodes comme celle que nous vivons, je veux parler de la campagne électorale. Je vous le dis, il est particulièrement choquant d’organiser des réunions d’un parti politique dans l’enceinte de la mairie pour une campagne électorale comme vous l’avez récemment fait pour l’UMP, mais il est vrai que votre conception de la laïcité relève plus du sectarisme que de la liberté et du respect des consciences et du pluralisme.

Monsieur le maire, la démocratie, c’est d’abord et avant tout une valeur au cœur du pacte républicain, une conviction forte plus qu’une question de coût et de budget. C’est aussi et surtout une force de convictions personnelle car avant d’être convaincu pour les autres, il faut être convaincu pour soi-même.

La démocratie, c’est enfin se donner les moyens de susciter l’engagement citoyen dont le vote constitue l’acte démocratique par excellence. Or, en n’engageant aucune action, en ne prenant aucune initiative pour inciter les spinassiennes et spinassiens à s’inscrire sur les listes électorales pour les élections de mars 2010, comme vous avez su si bien le faire pour d’autres scrutins…pour lesquels, il est vrai, mais c’est sans doute un hasard,  vous étiez candidat, vous contribuez pour une part non négligeable à encourager la non participation des spinassiens aux échéances démocratiques.

J’en termine. Monsieur le Maire, les éléments de désaccord s souvent, de divergences parfois que je viens d’exposer, associés à chaque fois aux propositions que je viens de faire au nom de notre groupe dans le cadre de ce DOB, s’inscrivent avec convictions dans le cadre républicain d’une  confrontation démocratique qui, sans rejeter par principe, traduisent des choix locaux différents, avec en ce qui nous concerne, cette priorité majeure : l’intérêt général plus fort que les intérêts particuliers.

Ils n’ont d’autres ambitions que celles qui consistent à éclairer et à confronter démocratiquement nos conceptions, nos propositions, nos valeurs car au final, la « politique », au sens étymologique du terme, c’est bien la vie de la cité.

Je vous remercie.

Sauver la CAF: un enjeu majeur

Mercredi dernier, avec des syndicalistes, des élus, des citoyens,  Yannick Trigance, notre nouveau conseiller régional, s’est rendu au Ministère du Travail où nous avons rencontré des collaboratrices du Ministre.

A cette occasion il a pu réaffirmer notre volonté de voir rouvrir la CAF d’Epinay et celle des 4 autres villes de notre département.

En effet, depuis plusieurs mois, ce sont des centaines de personnes qui se voient privés de ce service essentiel dans la vie quotidienne : contraints de passer plusieurs heures dans les files d’attente, avec des enfants parfois, dans des conditions insupportables toujours, sacrifiant parfois des journées de congé, ces personnes subissent une insupportable et inacceptable discrimination.

Les collaborateurs du ministre se sont engagés à demander au maire de la ville et à la CAF de trouver des locaux sur la ville d’Epinay.

Nous restons vigilants et déterminés.

Commission nationale du débat public: Feu vert au débat public sur le projet Arc Express

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France et Président du STIF, se félicite de la décision de la CNDP validant le dossier de débat public sur Arc Express.

Pour Jean-Paul Huchon « c’est la reconnaissance de l’importance d’une telle infrastructure pour les Franciliens et du sérieux technique et financier de notre dossier. »

Relier les banlieues entre elles, à quelques kilomètres de Paris, répondre à moyen terme à l’urgence de désaturation des transports en commun en Ile-de-France, voilà ce que représente ce grand projet.

A l’heure du débat au Sénat sur le Grand Paris, le message est clair : Arc Express n’est pas enterré !

« Les Franciliens vont enfin pouvoir s’exprimer sur ce grand projet structurant de l’Ile-de-France. Ce ne sera plus uniquement discuté en chambre, c’est une excellente nouvelle » a ajouté M. Huchon.

Réaction de Jean-Paul Huchon suite à l’adoption par le Sénat du texte de loi relatif au projet du Grand Paris

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France et Jean-Luc Laurent, Délégué spécial du Président sur le Grand Paris regrettent l’obstination du secrétaire d’Etat Christian Blanc à faire adopter par le Sénat son texte de loi relatif au projet de Grand Paris, qui constitue un véritable déni de démocratie.

Ils dénoncent ce passage en force alors même que les débats parlementaires ont montré les risques financiers et juridiques des dispositions contenues dans ce texte.

Le financement du projet de métro automatique du gouvernement repose sur un montage irréaliste et irresponsable qui pénalisera tout à la fois à la fois la compétitivité des entreprises franciliennes et le pouvoir d’achat des ménages. De plus, l’atteinte grave aux lois de décentralisation fait courir un risque constitutionnel et juridique.

Lors des débats parlementaires à l’Assemblée nationale comme au Sénat, le gouvernement n’a prêté aucune attention  aux inquiétudes  exprimées publiquement par de nombreux élus de la Région, des conseils généraux, de communes franciliennes et de Paris Métropole, au-delà des clivages politiques.

Surtout, ce projet ne répond en rien aux urgences des Franciliens, ni en matière de transports, ni en matière de logement et ne fait qu’aggraver le déséquilibre à l’ouest de la métropole francilienne.

Jean-Paul Huchon et Jean-Luc Laurent attendent que la Commission mixte paritaire prévue le 20 mai fasse preuve d’esprit de responsabilité en faisant prévaloir l’intérêt général à l’autoritarisme gouvernemental.

Belle manif !!!

Les socialistes d’Epinay S/Seine ont participé à la manifestation du 1er mai pour apporter leur soutien aux syndicats, à l’ensemble des travailleurs dans un contexte extrêmement difficile du fait de la politique très dure du gouvernement de droite Sarkozy/Fillon.

Jumelage: sectarisme du maire d’Epinay

A l’occasion du 40 ème anniversaire du jumelage de notre ville avec la ville de South Tyneside, une cérémonie s’est déroulée en mairie le samedi 8 mai au matin.

A cette occasion, les élu(e)s de l’opposition n’avaient pas été invités et n’étaient pas au courant de cette manifestation.

La présidente  du comité de jumelage elle même n’avait pas été officiellement invitée.

Pire encore, dans l’historique de ce jumelage retracé dans son discours par le maire actuel d’Epinay, à aucun moment les noms de Gilbert Bonnemaison et André Lesenne, pourtant précurseurs et fondateurs de ce jumelage,  n’ont été prononcés.

Le sectarisme du maire ne faiblit pas : comment peut-on ne pas citer ses prédécesseurs en une telle occasion ?

C’est en tout cas une nouvelle entorse au respect de la démocratie et des valeurs de notre République, mais c’est aussi et surtout un outrage à la mémoire de deux hommes qui ont consacré leur vie au bien -être des spinassiens.

DEMOCRATIE A EPINAY : des paroles et des actes

Depuis plusieurs années, nous demandons au maire la retransmission sur internet des séances du conseil municipal.

Pour plusieurs raisons :

-cela permettrait aux spinassiens de pouvoir suivre en direct de chez eux les débats du conseil municipal (beaucoup ne peuvent venir en mairie)

-cela permettrait à tous de prendre connaissance des prises de position, des interventions, des propositions et des votes de tous les élu(e)s de ce conseil et de vérifier si elles sont suivies des actes.

Le maire refuse notre proposition : étrange conception de la démocratie.

Le coût de ces retransmissions  est un mauvais prétexte : retransmettre tous les conseils pendant un an coûte par exemple moins cher qu’une seule caméra de vidéo-surveillance, sans compter qu’il existe des subventions pour ce type de dispositif.

Le maire aurait-il peur que les spinassiens puissent suivre les débats du conseil ?

Politique de la ville : le renoncement de N. Sarkozy et de F. Fillon

Malgré des banlieues au bord de la crise de nerfs, des faits de violence graves, des élus obligés de prendre à témoin l’opinion, le Premier ministre, en installant le conseil national des villes, s’est contenté de discours creux.
Depuis les émeutes de 2005, la situation n’a cessé de se dégrader : chômage, violence, échec scolaire, précarité sont devenus le lot quotidien de millions de nos concitoyens.

Le candidat Sarkozy promettait en 2007 « de consacrer beaucoup d’argent aux banlieues », « n’acceptant pas qu’on se soit résigné à laisser se développer tant de ghettos scolaires et urbains. » 3 ans plus tard, son Premier ministre refuse la rigueur budgétaire pour les plus aisés mais impose l’austérité aux habitants des quartiers plus que jamais dans la difficulté.
Le gouvernement devrait entendre le message porté par l’ensemble des acteurs qui vivent et travaillent en banlieue. Aujourd’hui pour redonner l’espoir à la banlieue, il faut en urgence:

- Renoncer au dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui met en danger les moyens de services publics essentiels dans les banlieues : école, santé, sécurité, justice…

- Renforcer en qualité et en quantité les forces de sécurité et de prévention sur le terrain ;

- Respecter la parole donnée de l’Etat et ses engagements contractuels en matière de renouvellement urbain et de contrats de cohésion sociale avec l’élargissement aux questions de transport et d’emploi de ces projets ;

- Durcir les sanctions financières et les modalités de mise en œuvre de la loi SRU contraignant toutes les collectivités à disposer d’un parc de 20% de logements sociaux ;

- Impliquer les acteurs associatifs et les habitants pour redonner du sens à la citoyenneté en banlieue.

- Renoncer au gel des dotations des collectivités territoriales qui sont en première ligne et le dernier rempart pour les territoires fragiles.

Suppression de postes dans l’éducation nationale : un gouvernement cynique et brutal

Les socialistes d’Epinay dénoncent avec la plus grande vigueur les pistes envisagées par le gouvernement pour supprimer de nouveaux postes de fonctionnaires de l’éducation nationale.
Les documents communiqués aux inspecteurs d’académie par le ministère font craindre une dégradation sans précédent des conditions d’études de nos enfants et en particulier des plus fragiles d’entre eux. Rarement la chasse aux économies aura fait aussi peu de cas de l’intérêt des élèves et de toute réflexion sur les finalités de l’école.
Augmentation des effectifs de classes déjà surchargées ; diminution de la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, alors que l’on sait que cette scolarisation est l’un des principaux leviers de la réduction des inégalités scolaires ; précarisation assumée des personnels remplaçants au moment même où de nombreux parents, en Seine-Saint-Denis notamment, se mobilisent contre les défaillances des remplacement effectués par des étudiants non formés ; et surtout, suppression totale des Rased, ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire : à qui le gouvernement veut-il faire croire que ces mesures seront sans conséquences sur « les performances globales du système éducatif » ?
Les socialistes rappellent que ces « performances globales » ont déjà été sérieusement entamées par la suppression de 40 000 postes depuis 2008 et l’anéantissement de la formation professionnelle des enseignants. Comme la cour des comptes vient de le souligner, notre pays est d’ores et déjà incapable de traiter la question des difficultés et de l’échec scolaire. Le ministre prouve une fois de plus que la réussite de tous n’est pas la priorité de son gouvernement.
Les socialistes d’Epinay estiment que notre ville et au-delà,  la France méritent une éducation de qualité et appellent à l’élaboration d’un nouveau pacte éducatif avec la nation. Ils demandent au gouvernement de renoncer enfin à sa politique de casse systématique de l’éducation nationale et au dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

CLAUDE BARTOLONE DEMANDE LE RETRAIT DU DECRET MORANO ET AFFIRME SON SOUTIEN AUX PERSONNELS DE LA PETITE ENFANCE

Le décret sur les structures d’accueil de la petite enfance qui vient d’être publié est une attaque en règle contre le service public de la petite enfance. Il consacre une triple régression contre laquelle je me suis battu ces derniers mois, c’est à ce titre que j’ai récemment écrit à Nadine Morano.

Ce décret est un coup porté à la qualité de l’accueil des tout-petits dans les structures collectives de la petite enfance. Ce décret tape sur trois points :

- il autorise l’accueil « d’enfants en surnombre »,

- il entérine  la baisse des quotas de personnels qualifiés pour encadrer les tout-petits,

- il fait entrer les « jardins d’éveil » dans le droit commun.

D’une crèche ou de tout lieu d’accueil destiné à la petite enfance, on attend qu’il favorise l’éveil et la sécurité des enfants. Cette mission de service public suppose des personnels en nombre suffisant et bénéficiant de formations adéquates.

Je suis attaché à la qualité de notre politique d’accueil des tout petits, c’est pourquoi, je maintiendrai des ratios d’encadrement supérieurs aux normes prescrites par la ministre afin de garantir les meilleures conditions d’accueil aux tout petits dans les 55 crèches du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. De même, le Département continuera de soutenir les professionnels dans leur projet d’obtenir les qualifications requises. Je veux parler de favoriser les bourses d’étude, les contrats-emplois-formation et les places en apprentissage pour celles et ceux qui souhaitent se former. Enfin, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis ne financera pas les jardins d’éveil qui consacrent le désengagement de l’Etat sur l’éducation nationale en remplaçant des classes maternelles gratuites par ces structures payantes.

Je tiens à renouveler mon soutien aux personnels des établissements d’accueil collectifs qui se sont battus depuis des mois contre ce projet qui devient une triste réalité et je demande le retrait immédiat de ce décret.

Je demande le retrait immédiat de ce texte. Dans le cas contraire, j’étudierais la possibilité de demander son annulation devant le conseil d’Etat.

Oui à l’école pour les tout petits.

Considérée comme une des meilleures au monde, observée, étudiée par bon nombre de pays qui nous l’envient, notre école maternelle est aujourd’hui menacée, notamment pour les plus petits.

Elle constitue pourtant un formidable outil de lutte contre les inégalités notamment  à Epinay où la demande de scolarisation est forte et où l’accueil des enfants de moins de trois ans devrait être une priorité.

Les restrictions du budget de l’Education nationale  impactent sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans qui s’est effondrée alors que beaucoup de parents demandent légitimement que leur enfant soit scolarisé.

Il faut créer des postes pour accueillir les tout petits  mais il faut aussi adapter les locaux, les restaurants scolaires, réaménager le temps de l’enfant, former de manière spécifique les enseignants et les agents spécialisés.

Autant de conditions nécessaires pour que l’école maternelle garantisse une réelle égalité des chances.

Nous regrettons que le maire d’Epinay ne soutienne pas cette scolarisation et n’agisse pas pour répondre à l’attente des familles

C’est une responsabilité de l’Etat et de la ville : il y va de l’avenir de nos enfants.

Réforme des retraites : l’alibi de la contribution des hauts revenus

Fidèle à sa méthode, le Gouvernement lève le voile sur sa réforme des retraites par fuites organisées. Ainsi, les revenus de plus de 11 000 € par mois seraient appelés à manifester leur solidarité par une contribution exceptionnelle… et transitoire !

De qui se moque-t-on ? Alors que l’enjeu financier s’élève à plusieurs dizaines de milliards, le Gouvernement annonce un prélèvement rapportant quelques centaines de millions d’euros… de manière temporaire ! Et sur une population qui bénéficie de plusieurs centaines de millions d’euros de cadeaux fiscaux de la part de gouvernement !

La ficelle est un peu grosse : d’un côté, des millions de salariés vont devoir assumer seuls et dans la durée l’essentiel de l’effort de la réforme : de l’autre, quelques milliers de hauts revenus se verront ponctuellement mis à contribution.

La vérité est que la réforme annoncée par la droite est injuste. Ce n’est pas en y ajoutant un zeste de solidarité qu’elle en deviendra crédible et acceptable !

LES DEPARTEMENTS DE GAUCHE METTENT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEVANT SES RESPONSABILITES

Le 23 juin, l’ensemble des présidents des conseils généraux de gauche se sont rassemblés au Conseil général de Seine-Saint-Denis à l’invitation de Claude Bartolone et à celle de Claudy Lebreton, président des Côtes d’Armor et président de l’Association des Départements de France.

Cette réunion exceptionnelle répond à une situation exceptionnelle : les départements sont confrontés à des difficultés budgétaires sans précédent liées à la crise, à la suppression de la taxe professionnelle et au refus du gouvernement de compenser intégralement le versement des allocations RSA (Revenu de Solidarité Active), APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et PCH (Prestation de Compensation du Handicap).

Il est donc urgent que l’Etat réagisse et, pour cela, les départements de gauche ont souhaité afficher leur unité et leur détermination : si le gouvernement reste inactif, ils seront dans l’obligation de ne plus verser le RMI/RSA à partir de septembre prochain.

Voilà pourquoi ces 58 présidents des départements ont collectivement rédigé une lettre destinée au Président de la République faisant état de leurs difficultés et visant à obtenir audience auprès de celui-ci. Cette lettre a été déposée aujourd’hui, mercredi 23 juin après-midi, à l’Elysée.

Ce combat commun des départements, il poursuit un objectif essentiel : éviter que la sécurité sociale nationale héritée du Conseil National de la Résistance ne se transforme en une sécurité sociale départementale génératrice d’inégalités.

Suppression du Café d’été à Epinay: une erreur

Au moment où les gens ont besoin de se retrouver dans la convivialité, pour passer des moments de détente et de loisirs, la suppression par le maire du café d’été est une erreur, un choix regrettable pour les spinassiens.

Alors que les berges de Seine constituent sans aucun doute le patrimoine le plus précieux pour notre commune -préservée de la circulation routière- , l’abandon du café d’été qui pendant de nombreuses années avait permis de profiter de manière originale et très agréable du fleuve prive les habitants d’un élément original de divertissement et de détente.

Et qu’on ne vienne pas invoquer des questions de coût financier lorsque l’on voit par ailleurs des dépenses pour le moins faramineuses dont l’utilité reste encore à démontrer (par exemple la multiplicité des dépliants, tracts, lettres ,journaux du maire que l’on trouve chaque semaine dans nos boîtes aux lettres).

A votre écoute

Dès le 1er septembre, notre Conseiller Régional et conseiller municipal Yannick TRIGANCE reprend ses rendez vous à sa permanence 19/21 avenue de la République à Epinay.

Vous pouvez le contacter au 06 50 78 00 20, par mail à l’adresse: yannick.trigance@iledefrance.fr .

Vous pouvez également vous rendre sur son blog: http://yannicktrigance.wordpress.com/

N’hésitez pas !!!!

A la Région, Yannick TRIGANCE aide EPINAY

Au moment où le gouvernement étrangle les collectivités, il est important de pouvoir compter sur la Région où Yannick Trigance siège depuis avril.

La Région finance pour Epinay des secteurs majeurs de la vie quotidienne : réussite scolaire, aide à la parentalité, sport, culture, solidarité, santé, convivialité, formation professionnelle, développement économique et insertion, accès et retour à l’emploi….

Quelques exemples :

-Prévention de la délinquance et citoyenneté :

  • Aide parentale par l’accès au droit : 3200 euros à l’Association Départementale de Sauvegarde de l’Enfance et l’Adolescence 93
  • Permanences juridiques : 2000 euros à l’Association des Juristes Berbères de France
  • Bourse au permis de conduire pour les jeunes

- Subvention de 109 920 euros pour l’animation sociale des quartiers.

  • Education : subvention au Conservatoire, au centre socio-culturel La Source Les Presles, au service culturel de la ville (ateliers d’écriture)
  • Santé : subvention à la Cuisine centrale, au CCAS de la ville (promotion de la santé chez les personnes âgées).

RENTREE SCOLAIRE : CATASTROPHIQUE

Au regard de l’année scolaire qui s’annonce, certainement la plus terrible depuis que la droite est aux responsabilités, l’heure est grave pour l’Ecole de la République.

Mesure après mesure, réforme après réforme, sans aucun état d’âme, la droite met en œuvre une politique implacable de démantèlement du service public d’enseignement, sous le couvert fallacieux du seul souci d’améliorer l’efficacité du système éducatif.

A lui seul,  l’exemple du premier degré , pierre angulaire de notre système éducatif, est significatif : qu’il s’agisse des dizaines de milliers de suppressions de postes -16 000 en cette rentrée, 42 000 postes depuis trois ans-, de la suppression programmée des enseignants des RASED, du déficit en postes de remplaçants, de la remise en cause de notre école maternelle ou encore de la disparition de la formation des enseignants au profit d’un compagnonnage bricolé dans l’urgence, toutes ces mesures traduisent la main mise de Bercy sur l’Ecole de la République.

Le second degré n’est pas épargné : alors que la Région dirigée par Jean-Paul Huchon a multiplié ces dernières années ses investissements et dispositifs pédagogiques au bénéfice des 480 000 lycéens franciliens, le surcoût financier de 20 millions d’euros pour l’achat des nouveaux manuels décidé brutalement par le Ministre (changement des programmes de seconde) va plonger toute la communauté scolaire (enseignants, parents, Région) dans la difficulté.

L’égalité des chances, la réussite scolaire de chaque enfant, la prise en compte d’une hétérogénéité grandissante dans nos quartiers passent par des conditions d’enseignement permettant le suivi individualisé et la prise en compte des besoins de tous les élèves.

C’est pourquoi, aux côtés des parents d’élèves et des enseignants, nous demandons les ouvertures de classes là où elles sont nécessaires, la scolarisation des enfants de moins de trois ans lorsque les parents en font la demande, les moyens nécessaires en remplaçants pour assurer la continuité du service public d’éducation, les moyens nécessaires pour permettre la décharge d’enseignement des  directions d’école dans le premier degré, une dotation de l’Etat à la Région pour permettre le renouvellement des manuels scolaires,.

Le service public et laïque d’éducation doit garantir l’égalité des chances  ainsi que la démocratisation de la réussite scolaire à chaque jeune, quels que soient son lieu de naissance et son origine sociale.

Pilier de notre République, instrument majeur de l’égalité entre tous les enfants, lieu d’émancipation et de socialisation, l’Ecole doit être une priorité, un véritable investissement sur l’avenir, en Ile-de-France, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs.

Bruno Le Roux: billet d’humeur

Lorsque j’écris ces quelques lignes, je me trouve à l’Assemblée nationale et pourtant j’ai de la peine à penser que ce que je vois autour de moi relève toujours de la République que nous avons tous à coeur de défendre.

Je vois un pays où les services secrets peuvent, sans aucun contrôle, espionner des journalistes pour protéger les représentants d’un clan politique.

Je vois un pays mis au ban de l’Europe pour des pratiques discriminatoires qui nous renvoient à des heures sinistres.

Je vois un pays où l’expression des citoyens, tout comme celle de ceux qui les représentent, est empêchée, ignorée, voire méprisée.

Je vois un pays où, pour s’assurer les bonnes grâces des puissants, on coupe les moyens de l’Education, de la Police ou de la Santé pour les plus modestes.

En cette rentrée, c’est la République qui est à l’envers et, de plus en plus, mes rencontres avec mes administrés me démontrent que le mécontentement cède souvent la place à la honte .

Bruno Le Roux

Le droit à la réussite pour tous les enfants d’Epinay

Le texte qui suit a été présenté par Yannick TRIGANCE lors du conseil municipal du jeudi 23 septembre: le maire et les autres élu(e) de droite ont voté contre (avec 1 abstention) et les élu(e)s de gauche ont voté pour:

Au regard de l’année scolaire qui s’engage, l’heure est grave pour l’Ecole de la République, à Epinay comme partout en France.

Mesure après mesure, réforme après réforme, sans aucun état d’âme, le gouvernement actuel met en œuvre une politique implacable de démantèlement du service public d’enseignement, sous le couvert fallacieux du seul souci d’améliorer l’efficacité du système éducatif.

A lui seul,  l’exemple du premier degré , pierre angulaire de notre système éducatif, est significatif : qu’il s’agisse des dizaines de milliers de suppressions de postes -16 000 en cette rentrée, 42 000 postes depuis trois ans-, de la suppression programmée des enseignants des RASED, du déficit en postes de remplaçants, de la remise en cause de notre école maternelle ou encore de la disparition de la formation des enseignants au profit d’un compagnonnage bricolé dans l’urgence, toutes ces mesures traduisent la main mise de Bercy sur l’Ecole de la République.

A Epinay, contrairement aux apparences, la rentrée scolaire n’a pas été parfaite, loin s’en faut, sous au moins deux aspects :

-La maternelle tout d’abord : une quinzaine d’enfants âgés de 3 et 4 ans n’ont pas trouvé de place à l’école et quasiment aucun enfant de moins de trois ans de notre ville n’est aujourd’hui scolarisé.

Cette dégradation dans notre ville résulte de l’absence totale de reconnaissance de l’école maternelle comme élément-clé de la réussite scolaire par le gouvernement actuel. Les restrictions du budget de l’Education nationale décidées par le gouvernement Sarkozy-Fillon retombent directement sur le fonctionnement de l’école maternelle qui, très souvent, devient une variable d’ajustement de la carte scolaire.

-L’accompagnement éducatif ensuite : sur les 20 clubs « coup de pouce » du Plan de Réussite Educative mis en place depuis plusieurs années sur la ville, 9 ont été supprimés et les 11 restants auront lieu de novembre à avril au lieu d’octobre à mai les années précédentes.

Cette mesure est à la fois inacceptable, irresponsable et inqualifiable.

Inacceptable, car une politique éducative se construit au fil du temps.
Irresponsable, car l’argent public dépensé l’an dernier pour cet accompagnement l’a été en pure perte, du fait de la suppression de moitié du dispositif. Inqualifiable, car la mesure, annoncée lors de sa mise en place à grands renforts de publicité, a été supprimée en catimini à la rentrée, sans même prévenir les enseignants, les parents d’élèves et la municipalité.

La remise en cause de ce dispositif va peser sur les familles les plus modestes et sur notre ville qui, une fois de plus, va payer la facture de ce nouveau désengagement de l’Etat.

C’est un mauvais coup porté à l’Ecole publique, un nouveau coup porté à l’égalité des chances dans notre ville.

C’est pourquoi, aux côtés des parents et des enseignants, les élu(e)s du  conseil municipal d’Epinay S/Seine, réunis en séance le 23 septembre 2010, demandent au gouvernement :

-les moyens humains permettant la scolarisation de tous les enfants de trois ans révolus ainsi que la scolarisation des enfants de moins de trois ans dont les parents en font la demande.

-le rétablissement du dispositif de l’accompagnement éducatif et de l’ensemble des clubs « coup de pouce » qui permettent aux enfants de notre ville de pouvoir bénéficier d’une aide essentielle pour leurs apprentissages.

A Epinay S/Seine comme partout ailleurs, le service public et laïque d’éducation doit garantir l’égalité des chances  ainsi que la démocratisation de la réussite scolaire pour chaque jeune.

EPINAY : DEJA PLUS DE 180 DEMI-JOURNEES DE CLASSES SUPPRIMEES FAUTE DE REMPLACANTS !!

Les élèves des écoles d’Epinay pâtissent lourdement des suppressions de postes dans l’Education nationale.

En effet, alors que la rentrée scolaire vient à peine d’avoir lieu, il n’y a déjà plus de moyens en remplaçants sur les écoles de la ville.

C’est ainsi que rien que sur le mois de septembre, ce sont plus de 180 demi-journées de classes qui n’ont pas été remplacées !!! Et la situation continue à se dégrader de jour en jour !!!

Est-ce là l’égalité des chances dont certains se font les apôtres tout en détruisant l’enseignement public ?

Face à cette situation injuste et inacceptable, je soutiens les actions des parents et des enseignants qui, sous des formes diverses, se battent pour obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement du service public d’enseignement.

Je saisis par ailleurs le Ministre de l’Education nationale pour lui demander de mettre les moyens nécessaires à la réussite de chaque jeune de notre commune.

Les Communistes et la Droite alliés contre les collégiens de Seine Saint-Denis

Stéphane Troussel

Président du groupe des élus PS et Gauche citoyenne

Vice-président du Conseil général de Seine St-Denis

Conseiller général de La Courneuve

Ce matin, le Conseil général de Seine-Saint-Denis était réuni pour adopter un Plan Exceptionnel d’Investissement, permettant la construction ou la réhabilitation de 21 collèges, de 9 cuisines centrales, de 12 gymnases, de 3 internats et la mise en place d’un vaste plan numérique, pour un montant total de 703 millions d’euros.

Le groupe communiste et les élus UMP-NC ont provisoirement fait échouer l’adoption de ce plan en quittant ensemble la séance et empêchant, faute de quorum la poursuite de la réunion. Une nouvelle séance a immédiatement été convoquée pour Dimanche 17 octobre par Claude Bartolone.

Chacun des conseillers généraux devra prendre ses responsabilités. Autour du président Bartolone, les élus socialistes et gauche citoyenne ne renonceront pas.

Au nom des élus du groupe socialiste et gauche citoyenne, je veux dire combien nous sommes scandalisés par cette attitude bassement politicienne et électoraliste. Les enfants de la Seine Saint-Denis et leur famille apprécieront cette collusion d’intérêts boutiquiers.

Depuis des années, nous alertons nos collègues communistes qui ont dirigé ce département pendant 40 ans, sur l’insuffisance des investissements réalisés par le conseil général et le risque que l’absence de décisions faisait peser pour les futures générations de collégiens attendues suite au baby-boom des années 2000.

Pour les élus communistes, participer à ce débat et voter ce plan qu’ils promettent depuis des années sans jamais avoir pu ou voulu le réaliser était trop dur, car cela mettait trop en évidence les errements de leur gestion passée ! Quant aux arguments liés au mode de financement (le PPP), cela prêterait à sourire si le sujet n’était pas si sérieux de la part de ceux qui ont endetté le département dans des proportions inégalées et grâce aux emprunts toxiques, symbole des dérives du capitalisme financier. Par ailleurs, ils devraient relire les déclarations de Madame Demessine, élue PCF de Lille, ancienne ministre, qui déclare avec enthousiasme à propos de la construction d’un stade dans la métropole lilloise « On nous appelle pour savoir comment s’est monté le PPP. En quelque sorte, on a ouvert la voie ». C’est d’ailleurs la voie suivie par les élus PCF d’Aubervilliers, dont le conseiller général ultra-orthodoxe JJ.Karman, qui ont voté pour la construction de l’école Paul Doumer selon cette procédure.

Pour les élus UMP-Nouveau Centre, il s’agissait de répondre aux injonctions de leurs dirigeants nationaux qui, à 6 mois d’élections cantonales périlleuses pour la droite, voudraient nous empêcher d’agir. Alors même que chacun d’eux ne cesse de réclamer au président du conseil général l’inscription du collège de son canton dans ce Plan.

Il faut que les uns et les autres mesurent notre détermination et sachent que nous ne les laisserons pas sacrifier l’avenir des jeunes de Seine Saint-Denis au nom de petits calculs électoraux !

RENOVATION URBAINE A EPINAY: LA REGION FINANCE

A Epinay, la Région où siège Yannick Trigance a subventionné :

-la démolition, la création et la requalification des logements à hauteur de 3 748 941 euros sur les quartiers du centre-ville, de La Source/Les Presles, du quartier d’Orgemont et du 77 avenue d’Enghien.

-Centre-ville :

Ø  Reconstruction de la maternelle La Venelle : 593 451 euros

Ø  Construction du centre de loisirs de la Chevrette : 94 501 euros

Ø  Construction de la Médiathèque : 1 372 041 euros

-La Source/Les Presles : construction de la maternelle R.Rolland : 662 047 euros

La Région reste, avec l’ANRU et les bailleurs, le principal financeur de la Rénovation urbaine.

Ces financements vont permettre d’améliorer la qualité de vie sur tous les quartiers de la ville : requalification des espaces publics (réaménagement du cœur d’îlot du Parc central d’Orgemont), rénovation et amélioration de l’offre en équipements (construction de la médiathèque), création de jardin public (77 avenue d’Enghien), développement des liaisons inter-quartiers sur la Source-Les Presles…..

Logement social: le maire soutient le désengagement de l’Etat

Au moment où les Offices publics de l’habitat de la Seine-Saint-Denis se mobilisent pour garantir la pérennité du service public du logement social mis à mal par les dernières annonces gouvernementales, j’ai proposé aux élu(e)s du conseil municipal d’apporter un soutien officiel pour être à vos côtés face aux mesures injustes qui vont à nouveau frapper les locataires et les bailleurs sociaux, à l’image par exemple de la réduction drastique des aides de l’Etat pour construire des logements HLM  - de 800 millions d’euros en 2008, la loi de finances prévoit 60 millions d’euros en 2012 – alors que la pénurie de logements ne cesse de s’aggraver ou encore  de la taxe de 2.5% sur les loyers représentant 340 millions d’euros par an pour compenser partiellement la baisse du budget de l’Etat.

Ce texte a été voté par les élu(e)s socialistes, communistes et écologistes.

Je regrette que le maire et ses élu(e)s n’aient pas apporté leur soutien à ce texte dans ces moments si difficiles pour l’ensemble des locataires, des bailleurs, des OPH du 93, soutenant ainsi une fois de plus la politique du gouvernement Sarkozy/Fillon.

Le texte est le suivant:

Au moment où les Offices publics de l’habitat de la Seine-Saint-Denis se mobilisent pour garantir la pérennité du service public du logement social mis à mal par les dernières annonces gouvernementales, il apparaît essentiel de prendre connaissance et de soutenir les éléments de revendications  qui correspondent à la situation que connait notre département et notre ville relativement au logement social, à savoir :

NON à une nouvelle taxe sur les loyers HLM/ OUI au renforcement de la solidarité nationale en faveur du logement social

Au cours de l’été le Gouvernement a annoncé deux décisions :

Une réduction drastique des aides de l’Etat pour construire des logements HLM  - de 800 millions d’euros en 2008, la loi de finances prévoit 60 millions d’euros en 2012 – alors que la pénurie de logements ne cesse de s’aggraver.

Une taxe de 2.5% sur les loyers représentant 340 millions d’euros par an pour compenser partiellement la baisse du budget de l’Etat.

Ce projet est une opération de pickpocket dans les poches des locataires HLM. Il va diminuer un peu plus le pouvoir d’achat des familles modestes et affaiblir les capacités des organismes HLM à investir dans l’entretien des immeubles et les constructions neuves (Une étude de l’Union Sociale pour l’Habitat d’Ile de France estime à 25% la baisse du volume de constructions sur la région en un an). La pénurie de logements va s’aggraver. Les files d’attente des demandeurs de logements sociaux vont s’allonger et des emplois dans la filière du bâtiment être supprimés. Ces mesures sont injustes socialement et inefficaces économiquement.

Par ailleurs, ce projet tourne le dos à une République solidaire. Comment accepter que la politique nationale en faveur du logement social soit financée par la seule contribution des locataires HLM quand tous les contribuables français, la nation toute entière, financent le bouclier fiscal (640 millions d’euros réservés aux 19 000 Français les plus riches) ou les dispositifs Scellier de défiscalisation pour les multipropriétaires ?

NON à un surloyer d’exclusion / MAINTIEN d’un surloyer de solidarité

Au moment où beaucoup s’inquiètent des difficultés à maintenir la mixité sociale sur le territoire, les nouvelles règles de majoration du surloyer risquent d’aggraver davantage cette situation. C’est pourquoi il est important de s’opposer à une majoration du Supplément de Loyer de Solidarité (SLS) instauré par la loi de Mobilisation pour le Logement et la Lutte contre l’Exclusion (MOLLE).

Ce nouveau barème de surloyer n’a plus rien à voir avec celui qui est actuellement appliqué par les  OPHLM du 93 mais apparaît, compte tenu des montants en jeux, comme un véritable « avis d’expulsion ». Il aurait pour effet immédiat de contraindre nombre de locataires à quitter le parc HLM remettant ainsi en cause le fragile équilibre social sur lequel un travail est mené au quotidien dans ce département.

Par ailleurs, compte tenu de la hausse spectaculaire  des prix de l’immobilier, il apparaît complètement illusoire que ces nouvelles règles de surloyer facilitent en quoi que ce soit le parcours résidentiel des ménages.

NON à la vente des logements HLM pour compenser le désengagement de l’Etat / OUI à une production nouvelle de logements et à l’accession sociale à la propriété

La vente systématique et contrainte des logements sociaux ne saurait être la solution pérenne de financement du logement social pour compenser le désengagement de l’Etat qui réduit drastiquement les aides à la pierre. Le risque est de voir à terme se développer de nouvelles copropriétés dégradées si les organismes vendent leurs logements dans les proportions demandées par l’Etat.  De plus, il est impératif que la vente HLM soit exceptionnelle et conditionnée, comme les démolitions, par la reconstitution d’une offre nouvelle au moins équivalente sur le territoire.

Il convient plutôt d’agir en faveur d’une production nouvelle et privilégier la vente dans le cadre de constructions en accession sociale à la propriété, destinées prioritairement aux locataires HLM qui souhaiteraient devenir propriétaires et que les prix du marché écartent aujourd’hui de l’accession.

Au regard de l’ensemble de ces éléments, les élu(e)s du conseil municipal d’Epinay S/Seine, réunis en séance du jeudi 21 octobre :

-affirment leur solidarité et leur soutien aux offices publics de l’habitat de Seine-Saint-Denis, aux bailleurs sociaux, aux locataires

-dénoncent  les difficultés accrues de gestion des organismes au détriment des locataires, des conditions de travail des personnels

-demandent des engagements équitables entre l’Etat et les organismes prenant en compte les difficultés sociales de notre département, sur la base des revendications suivantes :

-contre une nouvelle taxe sur les loyers HLM, pour le renforcement de la solidarité en faveur du  logement social

-contre un surloyer d’exclusion, pour le maintien d’un surloyer de solidarité

-contre la vente des logements HLM pour compenser le désengagement de l’Etat, pour une production nouvelle de logements et une accession sociale à la propriété

Le maire doit respecter le principe de laîcité

Les récents événements survenus au sein de la Mosquée d’Epinay S/Seine sont en partie liés à la façon dont le maire a géré ses relations avec les responsables de ce lieu.

En effet, en voulant depuis le début s’ingérer dans le choix des personnes gestionnaires de ce lieu, en refusant de considérer qu’il revient d’abord et avant tout à l’ensemble des utilisateurs de ce centre de choisir démocratiquement et en toute indépendance leurs responsables , en signant en catimini une nouvelle convention sans aucune information ni concertation, sans qu’aucune personne de ce lieu  n’ait eu voix au chapitre , le maire d’Epinay a fortement contribué à la situation actuelle.

Nous en appellons donc au respect le plus absolu du principe de laïcité, fondement de notre République, pour que les utilisateurs de ce centre puissent décider par eux-mêmes de ce qu’ils souhaitent, sans aucune ingérence des élus quels qu’ils soient.

Sarkozy n’a pris que “le penchant autoritaire” de Gaulle, selon Le Roux (PS)

Le vice-président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, a estimé mardi que Nicolas Sarkozy n’avait retenu “que le penchant autoritaire” du général de Gaulle, et qu’il était le premier président qui stoppe “le progrès social”.

“Du général, Nicolas Sarkozy n’a retenu pour l’essentiel que le penchant autoritaire”, a déclaré M. Le Roux lors de son point-presse hebdomadaire, au moment où le chef de l’Etat se trouvait à Colombey-les-deux-Eglises pour l’anniversaire de la mort du premier président de la Ve République, il y a 40 ans.

“Il a oublié tous les contrepoids mis en place par le général de Gaulle: la hauteur de vue, la pratique janséniste du pouvoir, l’ancrage social, la volonté de rassembler”, a poursuivi le député PS.

“Nicolas Sarkozy est aujourd’hui le premier président qui fait que le progrès social s’arrête pour les Français”, a-t-il affirmé, citant le rapport du Secours catholique sur la pauvreté.

“Je demande où est le gaullisme dans cette présidence qui est sans principe et qui va jusqu’à transformer le gouvernement de la France en un interminable Loft Story”, a-t-il encore dit en référence au remaniement annoncé depuis des mois.

M. Le Roux avait commencé son point-presse par un hommage au général de Gaulle au nom des députés PS: “Il y avait des inspirations de la gauche dans l’action du général de Gaulle, comme il y avait des traits de gaullisme dans l’action de la gauche”.

Au mois de  mars prochain auront lieu à Epinay les élections cantonales.

Le rôle du conseil, général est devenu de plus en plus important dans la vie quotidienne des habitants de notre ville comme dans celle de tous les habitants de notre département.

Education (les collèges), petite enfance (les crèches), seniors , santé , logement, formation professionnelle et insertion, action économique et emploi, aménagement du territoire, développement durable, environnement, sécurité, vie associative, sport et culture : autant de domaines d’actions parmi d’autres qui touchent très concrètement la vie de tous les jours dans notre ville et dans nos quartiers..

Il est possible de s’inscrire à tout moment de l’année mais la personne qui s’inscrit ne pourra voter qu’à partir du 1er mars de l’année suivante.

Pour pouvoir voter en 2011, il faut donc s’inscrire avant le 31 décembre 2010 (inscriptions en mairie).

VOTER EST UN DROIT, UTILISEZ LE !!!!

VOTEZ, C’EST DECIDER !! AVANT LE 31 DECEMBRE : INSCRIVEZ VOUS SUR LES LISTES ELECTORALES

Au mois de  mars prochain auront lieu à Epinay les élections cantonales.

Le rôle du conseil, général est devenu de plus en plus important dans la vie quotidienne des habitants de notre ville comme dans celle de tous les habitants de notre département.

Education (les collèges), petite enfance (les crèches), seniors , santé , logement, formation professionnelle et insertion, action économique et emploi, aménagement du territoire, développement durable, environnement, sécurité, vie associative, sport et culture : autant de domaines d’actions parmi d’autres qui touchent très concrètement la vie de tous les jours dans notre ville et dans nos quartiers..

Il est possible de s’inscrire à tout moment de l’année mais la personne qui s’inscrit ne pourra voter qu’à partir du 1er mars de l’année suivante.

Pour pouvoir voter en 2011, il faut donc s’inscrire avant le 31 décembre 2010 (inscriptions en mairie).

VOTER EST UN DROIT, UTILISEZ LE !!!!


IL FAUT LE FAIRE

Dans l’Epinay en Scène du mois de décembre, il y a un magnifique article sur les 40 ans de Meyronnes.

Mais pas un mot sur GILBERT BONNEMAISON et son équipe municipale qui sont à l’origine de ce centre de vacances.

Pour la petite histoire c’est en revenant de Meyronnes en 1970 que Monsieur BONNEMAISON a eu un accident qui aurait pu être mortel.

Jacques LEVY,habitant d’Epinay depuis 52 ans,ancien conseiller municipal

 

Réunion publique de Bruno LE ROUX , Député et Yannick TRIGANCE , Conseiller Régional à EPINAY:
Elle aura lieu le :

LUNDI 13 DECEMBRE à 19h30

Centre-ville-Salle des fêtes-Rue du Général Julien

Laïcité : une valeur de progrès

Toutes ces dernières années, l’avènement d’une laïcité « ouverte «  ou « plurielle » a contribué, qu’on le veuille ou non, à vider de son contenu cette notion de laïcité, chacun finissant par exploiter cette indétermination selon ses propres intérêts.

La droite, elle, propose une vision réductrice de la laïcité destinée à montrer du doigt des situations plutôt qu’à les aborder dans le cadre d’une conception précise et claire de ce que doit être notre République.

Nous n’oublions pas en effet qu’il y a peu de temps encore les dirigeants de la droite tentaient d’aggraver la loi Falloux pour favoriser l’école privée et que les sénateurs de droite viennent de déposer un amendement de 4 millions d’euros en faveur  l’école privée, au moment même où l’école publique subit de nouvelles coupes budgétaires qui mettent à bas le service public d’enseignement.

Nous n’oublions pas non plus la politique du Président de la République qui d’un côté invoque les principes laïques mais de l’autre s’appuie sur une logique communautariste qui vise à dresser les citoyens les uns contre les autres tout en lançant des provocations comme celle de Latran (« l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »).

C’est pourquoi, sans sectarisme et sans pointer du doigt telle ou telle composante de notre société, le débat doit être ouvert avec pour seul souci de permettre à chacun de trouver sa place dans notre société, conformément aux lois de notre République.

Nous considérons en effet que la laïcité est indissociable du modèle d’intégration au sens où le recul du racisme et de l’intolérance passe par une lutte contre toutes les discriminations, contre la fin des ghettos et de la ségrégation urbaine tout en organisant l’ensemble de l’espace et des services publics.

Nous considérons également que la tendance actuelle qui consiste à légiférer uniquement de manière répressive alimente une conception coercitive de la laïcité qui ne correspond pas à la réalité de ce principe républicain.

Ne nous méprenons pas : derrière le débat forcément réducteur et scandaleux lancé par l’extrême droite qui détourne de manière éhontée le principe de laïcité pour en faire une arme contre la religion musulmane, il s’agit avant tout  de savoir si  la République est aujourd’hui capable de préserver, de faire vivre et de promouvoir la cohésion et la communauté nationale partout en France.

Répondre à cette question, c’est pour nous reprendre cette phrase de Léon Blum : « Je le crois parce que je l’espère, je l’espère parce que je le crois ».

Philippe GUGLIELMI -Conseiller Régional Ile-de-France

Yannick TRIGANCE- Conseiller Régional Ile-de-France

TRES BELLES DE FÊTES DE FIN D’ANNEE A TOUTES ET TOUS

Gilbert, toujours parmi nous

En ce mois de janvier 2011, nous saluons la mémoire de Gilbert Bonnemaison qui nous  a quittés en 2008.

Conseiller régional, Conseiller général et Député de Seine-Saint-Denis, il fut un législateur précurseur des questions de sécurité et de prévention, mondialement salué et reconnu et dont les travaux sont aujourd’hui encore cités et étudiés dans tous les pays.

Mais surtout, il a consacré toute sa vie au service de la ville d’Epinay-sur-Seine et de ses habitants dont il fut le maire de 1967 à 1995, après avoir été adjoint-au-maire.

Respectueux de la démocratie locale, il fut le maire de tous les habitants, sans exclure , sachant travailler même avec celles et ceux qui ne partageaient pas ses idées, qualité première d’un maire digne de ce nom.

Le temps passe, mais Gilbert est toujours avec nous.

COMMUNIQUE DE PRESSE BRUNO LE ROUX,DEPUTE ,YANNICK TRIGANCE,CONSEILLER REGIONAL , CONSEILLER MUNICIPAL D’EPINAY SUR SEINE

EPINAY : L’ECOLE PUBLIQUE MALTRAITEE

Aujourd’hui, à Epinay comme partout dans notre pays, l’Education n’est plus une priorité.

Très concrètement, les écoles de la ville d’Epinay sont lourdement frappées au quotidien : c’est ainsi qu’aujourd’hui mardi 14 janvier, 9 enseignants du groupe Jaurès ne sont pas remplacés, dont 5 dans la même école avec une classe de moyenne section dont les élèves n’ont pas eu classe pendant plus de 15 jours.

Les étudiants en Master préparant le concours de professeur des écoles et qui ont été mis dans les classes de la ville depuis octobre n’ont toujours pas été payés à ce jour, tout comme les enseignants qui assurent les « clubs coup de pouce ».

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et qui traite la situation des élèves en grande difficulté.

D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que le service public d’enseignement remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse pour chaque jeune de notre pays.

C’est pourquoi  nous soutenons les parents d’élèves et les enseignants et :

-nous demandons les moyens en enseignants permettant d’assurer la continuité du service public d’enseignement dans les écoles de la ville.

-nous soutenons les étudiants en responsabilité dans les classes dans leur mouvement qu’ils mènent pour être payés d’un travail qu’ils accomplissent depuis 4 mois.

-nous demandons les moyens nécessaires à la pérennisation des dispositifs type « club coup de pouce »

A Epinay comme ailleurs,  l’Ecole doit être une priorité : pilier de notre République, instrument majeur de l’égalité entre tous les enfants, lieu d’émancipation et de socialisation, l’école publique et laïque ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de restrictions budgétaires.

Aujourd’hui, à Epinay, l’Education n’est plus une priorité.

Le budget 2011 présenté par le gouvernement est catastrophique pour l’enseignement de notre pays : il prévoit la suppression de 16 000 emplois au niveau national, dont 426 dans notre académie.

Sur notre département pourtant considéré comme un département en grande difficulté scolaire, ce sont 20 postes qui sont supprimés dans les écoles alors que l’on aura une augmentation de 4224 élèves.

Les écoles de notre ville sont lourdement frappées au quotidien : c’est ainsi qu’il y a quelques jours encore, 9 enseignants du groupe Jaurès n’étaient pas remplacés, dont 5 dans la même école avec une classe de moyenne section dont les élèves n’ont pas eu classe pendant plus de 15 jours.

C’est pourquoi nous soutenons les parents d’élèves d’élèves et les enseignants qui se sont mobilisés pour demander avec raison des moyens qui garantissent à chaque enfant d’Epinay le droit à la réussite scolaire et à une école publique de qualité.

C’est en ce sens que Yannick TRIGANCE a écrit au Ministre de l’Education nationale.

Vous pouvez compter sur nous pour défendre l’école de vos enfants.

Motion de soutien aux parents d’élèves et aux enseignants

Aujourd’hui, à Epinay comme partout dans notre pays, l’Education n’est plus une priorité.

Le budget 2011 présenté par le gouvernement est catastrophique pour l’enseignement de notre pays : il prévoit la suppression de 16 000 emplois au niveau national, dont 426 dans notre académie. Sur notre département , pourtant considéré comme un département en grande difficulté scolaire, ce sont 20 postes qui sont supprimés dans les écoles alors que l’on aura une augmentation de 2160 élèves et 40 postes dans les collèges avec pourtant 1131 élèves en plus.

Alors que  les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et que la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006 , le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite reste la seule priorité du gouvernement Sarkozy/Fillon.

Cette véritable idéologie budgétaire vient d’ailleurs d’atteindre son apogée avec la mise en place d’une prime accordée aux recteurs (jusqu’à 22 000 euros) en fonction du nombre de postes qu’ils suppriment.

Les conséquences de cet étranglement budgétaire vont à nouveau se traduire très concrètement dans la vie quotidienne des établissements scolaires : fermetures de classes, disparition des RASED, suppressions de places en maternelle, suppression de la formation professionnelle des enseignants, baisse des dotations des collèges et lycées, hausses d’effectifs dans les classes, régression de la scolarisation des enfants porteurs de handicap… La liste est longue des dégradations qui vont plus encore remettre en cause le principe de l’égalité devant l’éducation.

Très concrètement, les écoles de notre ville sont lourdement frappées au quotidien : c’est ainsi qu’il y a quelques jours encore, 9 enseignants du groupe Jaurès n’étaient pas remplacés, dont 5 dans la même école avec une classe de moyenne section dont les élèves n’ont pas eu classe pendant plus de 15 jours. Au total sur cette école, nous en sommes à 47 journées avec au moins une classe sans maître.

D’autres écoles subissent les effets de cette politique de réduction des moyens : c’est ainsi par exemple que 48 jours d’absences n’ont pas été remplacés à la maternelle Victor Hugo, 37 jours à l’école Rousseau 2, 36 jours à la maternelle Pasteur 1, 31 jours à l’école Victor Hugo 1, 21 jours à la maternelle Dumas…

Au total, ce sont plus de 300 jours qui ont été supprimées depuis la rentrée scolaire de septembre sur notre ville.

D’autre part, les étudiants en Master préparant le concours de professeur des écoles et qui ont été mis dans les classes depuis octobre n’ont toujours pas été payés à ce jour, tout comme les enseignants qui assurent les « clubs coup de pouce ».

Alors que d’autres pays, comme l’Allemagne ou les Etats-Unis, préservent et abondent les budgets alloués à l’Education, la vision uniquement gestionnaire du service public ne prépare en rien la sortie de crise.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et qui traite la situation des élèves en grande difficulté.

D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que le service public d’enseignement remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse pour chaque jeune de notre ville et au-delà, de notre pays.

C’est pourquoi, le conseil municipal d’Epinay, réuni en sa séance du jeudi 27 janvier 2011 :

-demande les moyens en enseignants permettant d’assurer la continuité du service public d’enseignement dans les écoles de la ville.

-soutient les étudiants en responsabilité dans les classes dans leur mouvement qu’ils mènent pour être payés d’un travail qu’ils accomplissent depuis 4 mois.

-demande les moyens nécessaires à la pérennisation des dispositifs type « club coup de pouce ».

-apporte son total soutien aux parents d’élèves et aux enseignants dans le combat  légitime qu’ils mènent contre l’inéquité territoriale qui frappe l’Ecole publique à Epinay S/Seine.

A Epinay comme ailleurs,  l’Ecole doit être une priorité : pilier de notre République, instrument majeur de l’égalité entre tous les enfants, lieu d’émancipation et de socialisation, l’école publique et laïque ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de restrictions budgétaires.

Rencontre avec l’Inspecteur d’Académie: loin du compte

A l’initiative du député Bruno Le Roux et du Conseiller Régional et conseiller municipal Yannick Trigance, une délégation à laquelle participaient Serge Méry, conseiller général, deux représentants de la mairie  et les représentants des parents d’élèves d’Epinay S/Seine, a été reçue mercredi 2 février par M.Auverlot, Inspecteur d’Académie de Seine-Saint-Denis.

Face aux besoins et aux carences constatés et rappelés par l’ensemble des membres de la délégation spinasienne dans les écoles de la ville (notamment plus de 500 jours de classes non remplacés), les réponses apportées par l’Inspecteur d’Académie ne sont pas à la hauteur de l’enjeu majeur que constituent la réussite de chaque élève et la continuité du service public d’éducation.

En conséquence de quoi Bruno Le Roux et Yannick Trigance continuent à apporter leur total soutien aux parents d’élèves engagés dans l’action et demandent à être reçus en délégation parle Ministre de l’Education nationale Luc Chatel.

Journée du 7 février:BRUNO LE ROUX ET YANNICK TRIGANCE SOUTIENNENT LES PARENTS ET LES ENSEIGNANTS

En ce jour de mobilisation départementale des parents pour la défense de l’Ecole publique et à la veille d’une journée nationale d’actions et  de grève des enseignants (jeudi 10 février), nous réaffirmons notre engagement pour un service public d’éducation de qualité.

Alors que notre département connaît une augmentation importante du nombre d’élèves, les suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine vont alourdir plus encore les effectifs des classes.

D’autre part, la dégradation sans précédent des conditions de remplacement dans les écoles aggrave les inégalités et remet en cause le droit à la réussite de chaque jeune.

C’est pourquoi nous soutenons les actions des parents et des enseignants et demandons les moyens nécessaires pour que l’Ecole publique puisse assurer et garantir le  rétablissement de l’égalité des chances sur notre département et dans nos villes.

Bruno Le Roux, Député de Seine-Saint-Denis,Yannick Trigance, Conseiller régional et Conseiller municipal d’Epinay S/Seine

Sectarisme et complicité.

Dans le dossier de la défense de l’Ecole publique à Epinay, le maire fait preuve, une fois encore, de sectarisme et de complicité.

Le sectarisme : alors que nous avons proposé au maire et aux parents d’élèves de nous accompagner pour rencontrer l’Inspecteur d’académie, le maire n’a pas voulu être accompagné des autres élus et des parents lorsqu’il s’est rendu au Ministère de l’Education nationale.

Bel exemple d’ouverture d’esprit !!

La complicité : alors que les deux maire-adjoints de la ville présents dans la délégation spinassienne lors de l’entrevue avec M. l’Inspecteur d’académie sont restés totalement muets, sans jamais défendre les revendications des autres élus et des parents, le maire a publié, à l’issue de cette délégation, un communiqué se satisfaisant des mesurettes annoncées par l’Inspecteur d’académie.

Après la Caisse d’Allocations Familiales, après la Croix-Rouge, après La Poste, le maire, une fois de plus, cautionne la politique de ce gouvernement qui démantèle les services publics à Epinay S/Seine.

Oui, le maire d’Epinay est bien un élu de droite, complice et soutien de la politique ultra-libérale de Nicolas Sarkozy qui, à Epinay comme ailleurs, sacrifie les services publics et l’avenir de nos enfants.

Laïcité : un piège tendu par la droite.

Ne nous leurrons pas : à l’aube de la campagne présidentielle, la volonté soudaine du président de la République de relancer un débat sur la place des religions en France relève d’abord et avant tout d’une basse manœuvre politique de récupération électoraliste plutôt que d’un intérêt sincère pour cette question.

Face à la montée du Front national dans les sondages, le chef de l’Etat, inquiet, veut replacer cette thématique au cœur de la campagne présidentielle pour siphonner, comme il le fit en 2007, l’électorat du parti de Marine Le Pen mais aussi une partie de l’électorat de gauche.

De manière particulièrement insidieuse, il s’agit en fait pour la droite d’attiser les braises sur la question de l’immigration volontairement et subtilement amalgamée à celle de l’islam.

Après le débat sur l’identité nationale, après le débat sur la burqa et après celui sur les Roms, la droite brandit à nouveau le hochet de la peur et des clichés, ce qui lui permet dans le même temps de ne pas aborder les problèmes de fond qui taraudent notre société et qui marquent l’échec patent du gouvernement actuel sur des questions essentielles comme celles  de l’emploi, de la santé , de la justice ou encore de l’éducation.

Convenons que la Gauche n’est pas totalement exempte de reproches dans cette affaire : à force de délaisser des thématiques pourtant constitutives de leur identité (la laïcité aujourd’hui, la fracture sociale hier), les partis de gauche ont permis à la droite et au gouvernement d’investir ces champs de débats mais surtout de se les approprier pour en apparaître au final comme les principaux défenseurs.

Face à cette stratégie de fragmentation de notre société développée aujourd’hui par la droite, stratégie qui favorise le rejet de l’autre et le repli sur soi, la Gauche , sans refuser le débat, doit tenir un discours clair sur la laïcité en rappelant notamment que si la séparation de l’Eglise et de l’Etat ne peut ni ne doit être remise en cause, notre République doit veiller  à  ce que chacun(e) puisse  pratiquer sa religion dans des conditions dignes et respectables.

20 et 27 MARS : ELECTIONS CANTONALES VOTER, C’EST DECIDER !!

Les 20 et 27 mars  auront lieu à Epinay les élections cantonales destinées à choisir les conseillers généraux qui gèrent la Seine-Saint-Denis.

Le rôle du Conseil Général est devenu de plus en plus important dans la vie quotidienne des habitants de notre ville , comme dans celle de tous les habitants de notre département.

Education (les collèges), petite enfance (les crèches), seniors , santé , logement, formation professionnelle et insertion, action économique et emploi, aménagement du territoire, développement durable, environnement, sécurité, vie associative, sport et culture : autant de domaines d’actions , parmi d’autres , qui touchent très concrètement la vie de tous les jours dans notre ville et dans nos quartiers..

Cette élection est importante pour votre vie quotidienne.

Les  20 et 27 mars, faites entendre votre voix en utilisant ce droit de vote si précieux : exprimez vous !!

Votez et faites voter !!

COMMUNIQUE DE BRUNO LE ROUX ET YANNICK TRIGANCE Aux côtés des parents : des moyens pour l’Ecole publique

Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis, et Yannick Trigance, Conseiller Régional et conseiller municipal d’Epinay S/Seine, apportent leur total soutien aux parents d’élèves de la FCPE d’Epinay S/Seine qui saisiront la HALDE le 15 mars afin qu’elle étudie et compare la situation des remplaçants du 1er degré et qu’elle puisse faire des recommandations au gouvernement pour une véritable égalité territoriale.

Les parents sont mobilisés depuis plusieurs mois pour dénoncer le manque de remplaçants dans les écoles d’Epinay et du département.

Ce manque de moyens constitue la traduction concrète et dramatique du démantèlement de l’Ecole publique mis en œuvre par le gouvernement Sarkozy/Fillon.

Ce sont en effet près de 60 000 postes d’enseignants qui ont été supprimés depuis 2007 sur le département de la Seine-Saint-Denis qui sera à nouveau frappé de 60 suppressions de postes lors de la rentrée de septembre prochain, portant ainsi un nouveau coup à l’égalité des chances des enfants de notre département.

C’est pourquoi, en totale solidarité avec les parents, Bruno Le Roux et Yannick Trigance demandent au gouvernement de donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement du service public d’enseignement partout en Seine-Saint-Denis.

SOUTIEN AUX PARENTS ET AUX ENSEIGNANTS

Aujourd’hui, à Epinay comme partout dans notre pays, l’Education n’est plus une priorité.

En supprimant plus de 60 000 postes en l’espace de trois ans –dont 16 000 pour la rentrée prochaine alors que le nombre d’élèves va augmenter-, le gouvernement Sarkozy/Fillon met en œuvre une politique inacceptable de démantèlement de l’Ecole publique et laïque

Contrairement aux annonces des autorités académiques, la situation dans des villes comme St Ouen ou Epinay ne s’améliore pas, loin s’en faut, les quelques postes supplémentaires de remplacement obtenus suite à la lutte de la communauté éducative ayant le plus souvent été repris au bout de quelques jours.

D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont possibles et nécessaires afin que le service public d’enseignement remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse pour chaque jeune de notre pays car aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires.

L’Ecole de la République ne peut ni ne doit être sacrifiée sur l’autel d’une idéologie libérale qui discrimine nos territoires et les familles qui y vivent.

C’est pourquoi nous soutenons les parents et les enseignants mobilisés ce jeudi 31 mars et vendredi 1 er avril et, à leurs côtés , nous exigeons les moyens nécessaires au rétablissement du droit à la réussite pour chaque enfant, partout et pour tous.

Education nationale : le Groupe socialiste dénonce la politique gouvernementale – on Dailymotion

Lors de la Séance plénière du Conseil régional d’Ile-de-France des 7 et 8 avril 2011, Trigance Yannick, pour le Groupe socialiste, a dénoncé la politique de démantèlement de l’Enseignement public opérée par le gouvernement à travers la RGPP, la suppression de la carte scolaire…

http://www.dailymotion.com/video/xi2ua9_…

CLAUDE BARTOLONE : AVEC LES « POLICIERS PATROUILLEURS », M. GUEANT DEJUGE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur, a annoncé hier en Seine-Saint-Denis la création de policiers « patrouilleurs » pour donner « plus de visibilité » à la police.

Après les « Unités Territoriales de Quartier » puis les « Brigades Spécialisées de Terrain », nous assistons avec les « policiers patrouilleurs » à la suite du concours Lépine du meilleur changement de nom pour masquer le rétablissement mal assumé de la police de proximité.

Cette annonce – nouvel exercice de contorsionnisme auquel nous ont habitué tous les ministres de l’Intérieur depuis la suppression de la police de proximité par M. Sarkozy il y a 8 ans – est un aveu d’échec du gouvernement : quel que soit le nouveau nom donné à cette police de proximité, en proposant de la remettre en place, M. Guéant déjuge le président de la République.

Au-delà, le compte n’y est pas. La proposition de M. Guéant n’est accompagnée d’aucune annonce de moyens supplémentaires. Tout au contraire, cette réforme se fera au mieux à effectifs constants. Faire croire que l’on fera plus et mieux de sécurité de terrain avec moins de policiers restera une gageure pour les forces de l’ordre et un mirage pour la population.

Au final, ce sont huit années de perdues pour les Français. Huit années de perdues pour les forces de l’ordre qui voient la stratégie d’occupation des quartiers et de lutte contre les délinquances remise en question périodiquement. Ainsi depuis 2009, l’objectif de création de 100 Unités Territoriales de Quartier – nouvellement dénommées Brigades Spécialisées de Terrain - qui devaient être la nouvelle police de terrain dans les zones à forte délinquance n’est plus que de 60 sur l’Hexagone, et la composition de ces unités qui devaient atteindre 50 effectifs se voit réduite à moins de 20 et par conséquence à moins de 10 policiers présents au même moment.

L’ordre républicain doit se réinstaller en France. Pour cela, il est urgent de prendre 3 mesures fortes. D’abord le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes sur 5 ans dont 1000 dès la première année. Ensuite, un moratoire sur la Réforme Générale des Politiques Publiques pour mettre un terme au non remplacement d’un départ en retraite sur deux. Enfin, la création de zones prioritaires de sécurité permettant l’affectation de plus de policiers ou de gendarmes là où la lutte contre la délinquance le nécessite.

Pause méridienne à Epinay: un dossier bâclé.

La question du temps du repas à l’école pour les enfants est une question qui aurait méritée d’être traitée sérieusement sur notre ville.

Il n’en a rien été : alors qu’aucun travail préparatoire crédible et conséquent n’a été mené sur le contenu à donner à ce moment qui devrait être éducatif, le maire a décidé de rallonger ce temps à deux heures sans la moindre proposition concernant ce que les enfants feront pendant ces deux heures une fois pris le repas.

En organisant à la va-vite un pseudo-sondage auprès des parents sans réfléchir ni travailler avec les directions d’école, les enseignants, les représentants des parents d’élèves et l’ensemble des élu(e)s, le maire traite avec légèreté un aspect pourtant essentiel du temps de l’enfant.

Si nous ne sommes pas opposés à priori à cet aménagement, c’est un dossier suffisamment sérieux pour être traité comme il se doit.

Encore une occasion de ratée, mais ce sont nos enfants qui en feront les frais.

Primaires socialistes : choisir aujourd’hui pour gagner demain !

Le parti socialiste a décidé de désigner son candidat pour les élections présidentielles de mai 2012 en organisant des élections primaires ouvertes à tous les citoyens.

Qui peut voter ?

-les citoyens inscrits sur les listes électorales de la commune au 31/12/2010

-les mineurs qui auront 18 ans le jour de l’élection présidentielle, les membres du PS et du MJS (mouvement des Jeunes Socialistes)

Comment voter ?

En s’acquittant d’un euro pour couvrir les frais d’organisation et en signant une charte des valeurs de la gauche

Où voter ?

Nous vous informerons de votre lieu de vote au tout début du mois de septembre

Quand voter ?

Le vote se tiendra les 9 et 16 octobre 2011

Toutes les informations pratiques de ce vote vous seront communiquées au début du mois de septembre.

D’ores et déjà, retenez ces deux dates si vous souhaitez participer à ce grand processus démocratique pour faire gagner la gauche en 2012 !

Sarkozy et l’école : du déni et du vent…

Alors que se multiplient les incidents et les cafouillages autour des examens de fin d’année, témoins de l’état de désorganisation et d’appauvrissement dans lequel se trouve l’Education nationale, Nicolas Sarkozy, pour la deuxième fois en une semaine, a voulu parler d’école. Et pour la deuxième fois en une semaine, il a promis de faire, dans les années à venir, tout le contraire de ce qu’il fait depuis quatre ans.

Le Président de la République prétend vouloir « personnaliser » le collège.

Rappelons qu’il y a deux jours, il promettait de ne pas fermer de classes dans le primaire. Il faudra donc qu’il explique comment il compte individualiser les réponses éducatives de la 6e à la 3e tout en privant ces classes de l’essentiel des 14000 enseignants qui disparaîtront à la rentrée 2012.

En guise de personnalisation, il n’a en réalité à offrir que la suppression des allocations familiales et un fichier des décrocheurs, mesures dont on connaît à la fois le caractère socialement discriminant et l’inefficacité – notons au passage que la droite semble avoir retrouvé le goût des fichiers qu’elle n’a abandonné que le temps d’une mauvaise polémique.

Le flou qui entoure ses déclarations sur le collège unique, qui doit devenir « collège pour tous » ne peut cependant qu’inquiéter au moment où la majorité envisage, via l’apprentissage, de revenir sur la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans et de développer le travail des enfants de 14 ans. Toutes les études montrent pourtant que l’orientation précoce, obsession éducative de la droite, est à la fois injuste et inopérante.

Le Parti socialiste s’alarme de la vision de la jeunesse portée par unPrésident de la République qui n’a à la bouche que les mots d’«absentéisme», de « sanctions », de « problèmes », d’« élèves difficiles ».

Il propose un nouveau pacte éducatif à la nation, qui s’attachera à la réussite de tous les élèves. Nous recréerons des postes là où ils sontnécessaires, développerons la scolarisation précoce, concentrerons les moyens sur le primaire, refondrons les rythmes et les programmes, renforcerons l’éducation prioritaire et revaloriserons le métier d’enseignant.